Nettoyer sa poubelle intérieure – Nouvelle Page Santé

Nettoyer sa poubelle intérieure

Que faire quand vous êtes assailli par la tristesse, la peur, la colère ou un sentiment de déprime ?

J’ai récemment découvert une étonnante pratique venue d’Hawaï qui peut vous aider, en une phrase, à retrouver la paix intérieure : ho’oponopono. 

Derrière ce mot étrange se cache une philosophie aussi belle que simple à appliquer.

Une histoire de fous !

Le Dr Hew Len était responsable du département psychiatrique d’un hôpital hawaïen.

Devant la violence et les dangers auxquels était soumis le personnel de cet hôpital, quand il prit ses fonctions, il décida de ne pas rencontrer les malades.

Une décision pour le moins étonnante.

À la place, il s’enferma dans son bureau et étudia tranquillement les dossiers des cas à traiter.

Son attitude suscita beaucoup d’interrogations et d’incompréhension.

Pourtant, au bout de trois mois, l’ambiance dans l’établissement commença à s’améliorer. Même les cas les plus difficiles semblaient mieux se porter. 

Peu à peu, les cellules d’isolement se vidèrent et les traitements furent allégés.

Quelques années plus tard pratiquement tous les malades étaient considérés comme guéris !

Comment est-ce possible ?

Voici comment le médecin explique sa façon de faire de l’époque :

« J’ai appliqué l’Identité de Soi Ho’oponopono, un procédé de repentance, de pardon… »

« Je n’ai fait aucune thérapie ni consultation avec les patients de cette unité. J’ai pris la responsabilité à cent pour cent de nettoyer ce qui se trouvait en moi et qui m’occasionnait des problèmes. »

« La pratique de Ho’oponopono n’est en définitive rien d’autre que cela : c’est nettoyer ses propres mémoires, s’accorder le pardon, s’ouvrir à l’amour et être en paix. » 

La technique pour résoudre le conflit en… une phrase !

 

La pratique ho’oponopono que mentionne le médecin est issue d’une tradition hawaïenne très ancienne. Elle s’est transmise oralement de génération en génération.

Lorsqu’un conflit venait à naître dans un village ou entre différentes communautés, le kahuna la’au lapa’au (un prêtre guérisseur), était chargé de réunir les personnes concernées.

Lors de ces rencontres, point de débats enflammés, de reproches stériles ou de menaces attisant la colère mais juste une phase d’introspection et de recueillement.

Ses mots devaient permettre à chacun de formuler sa part de responsabilité dans la situation.

Ensuite, venait le temps du pardon sous forme de prière.

Le processus était répété jusqu’à ce que chacun sente en lui que le pardon avait fait son œuvre et que la paix s’était enfin installée dans le cœur de tous les participants.

Cette pratique était connue sous le nom de Ho’oponopono que l’on pourrait traduire par « harmoniser, corriger, nettoyer, agir correctement ».

4 mots pour se pardonner

Dans les années 1970, une chamane hawaïenne, Morrnah Nalamaku Simeona, a fait évoluer la pratique traditionnelle pour la simplifier.

C’est dans sa lignée que s’inscrit le docteur Hew Len dont je vous parlais au début de ce message.

Cette méthode peut se pratiquer seul et avec une certaine liberté de rituel : la présence de tous les protagonistes concernés par le problème à régler n’est plus nécessaire.

La raison qui a mené Morrnah Simeona à cette évolution tient en sa phrase préférée : « La paix commence avec moi. Le but est de nettoyer nos pensées, nos paroles et nos actes et de nous libérer du passé. ». Tout se joue donc dans le présent.

Les fondements de la pratique de Morrnah Simeona reposent sur cinq principes :

  • la réalité physique est une création de nos pensées ;
  • une pensée de ressentiment et de colère crée une réalité de ressentiment et de colère ;
  • une pensée juste et bienveillante crée une réalité juste et bienveillante ;
  • tout est à l’intérieur, rien n’est à l’extérieur ;
  • la paix commence à l’intérieur de soi.

Par la suite, Hew Len et Joe Vitale ont encore allégé la méthode de Morrnah Simeona, en invitant celui qui pratique Ho’oponopono à utiliser ce simple mantra :

« Je suis désolé, pardonne-moi, merci, je t’aime »

On ne peut pas faire plus simple.

Nettoyer notre « poubelle » intérieure 

Le premier objectif d’ho’oponopono est d’évacuer les émotions négatives qui conditionnent nos réactions et nos comportements, autrement dit, nos mémoires.

Cela peut être nos traumatismes, notre histoire, qui impriment une marque profonde en nous. Ils peuvent être responsables de la peur, du stress ou des dépressions que nous vivons.

À la différence de ce que propose la psychologie, les mémoires dont parle ho’oponopono ne viennent pas de nos ancêtres, mais bien de nos propres expériences de vie.

Pour cela, ho’oponopono propose de se réconcilier avec soi-même par le pardon.

Pour y arriver, nous devons donc accepter le fait que nous sommes responsables de nos paroles et de nos actes et qu’ils ont une incidence directe sur les événements de notre vie.

Attention cela n’est en aucun cas un jugement ! La notion de bien ou de mal n’a pas sa place ici.

L’idée est d’évoluer vers un état de sérénité intérieure qui permette des expériences de vie plus positives.

Trouver la part divine en nous 

Le second grand axe de ho’oponopono est de nous guider vers notre divinité intérieure.

Je vous accorde que le concept peut paraître un peu flou. Voici de quoi vous éclairer.

Selon la pensée hawaïenne, notre être est composé :

  • du subconscient ou « Unhipili » en hawaïen : c’est notre « enfant intérieur ». C’est le siège de nos mémoires ;
  • du conscient ou « Uhane » qui signifie « mère ». C’est notre intellect, notre mental. C’est la partie de nous qui pense, réfléchit et fait des choix ;
  • du superconscient ou « Aumakua » qui signifie « père ». C’est en quelque sorte notre « âme », « notre être supérieur » ;
  • de l’intelligence Divine ou Dieu qui s’exprime en nous.

Nos mémoires sont stockées toute notre vie dans notre subconscient.

Lorsqu’un événement négatif survient dans notre vie, notre mental (le conscient, la mère) peut impulser l’idée de nettoyer la mémoire qui s’est exprimée dans cet événement.

Le conscient va alors s’adresser au superconscient (notre être Supérieur) afin que l’être divin qui est en vous commence le processus de nettoyage.

Comment pratiquer Ho’oponopono ?

Pour pratiquer, rien n’est plus simple.

Si vous êtes confronté à des émotions négatives (peur, tristesse, ressentiment, obsession, colère…) trouvez un endroit calme et utilisez ce mantra : “Je suis désolé, pardon, merci, je t’aime

Ne cherchez pas à savoir pourquoi vous ressentez des émotions négatives face à telle ou telle situation. Acceptez-les et soyez en accord avec les mots que vous allez prononcer.

Vous pouvez le dire à haute voix ou en pensée.

Résumé ainsi cela peut paraître étrange, voire complètement farfelu.

Pourtant, c’est efficace.

Laissez-vous faire

Le mot désolé est en quelque sorte le symbole de l’acceptation, je ne savais pas que j’avais cette mémoire en moi mais j’en accepte la présence et les conséquences.

Le pardon s’adresse à la vie, à ceux qui vous ont blessé ou mis dans une situation compliquée, mais aussi à vous-même. Pardon d’avoir cru que quelqu’un ou le destin était responsable de mes difficultés.

Merci à la vie, à Dieu (pour les croyants) de m’avoir confronté au problème que je souhaite régler. Le fait d’y être confronté, de l’assumer me fait progresser. C’est le mot de la gratitude.

Je t’aime représente la réconciliation, le bonheur retrouvé. Il s’adresse à la vie, à l’entourage, à l’Humanité en général, à Dieu et surtout à soi-même. J’envoie de l’amour à cette mémoire erronée et je demande qu’elle soit effacée.

Retenez que ho’oponopono est une pratique qui permet de nous connecter avec notre être spirituel.

Nous lui permettons de s’exprimer et de soigner nos mémoires avec sagesse et bienveillance. En réalité c’est bel et bien lui qui fait tout le travail !

Pour ceux qui pratiquent ho’oponopono le monde extérieur est le reflet de ce que nous sommes, par nos pensées, nos croyances.

Si nous changeons quelque chose en nous-mêmes, alors notre vie change ainsi que notre environnement.

Pourquoi ça marche ?

Il est très difficile de répondre à cette question.

De nombreux pratiquants témoignent pourtant que ho’oponopono a changé leur vie.

Je crois que pour une fois, il ne s’agit pas de comprendre mais de vivre l’expérience. C’est d’ailleurs l’un des fondements de ce rituel : se faire confiance, lâcher prise, accomplir un acte bienveillant envers soi-même et les autres.

Ho’oponopono est une sorte de philosophie spirituelle et en cela elle active des mécanismes qui sont propres à chacun.

Les croyants puiseront inconsciemment dans leur foi en Dieu pour donner du sens à leur pratique, les autres se référeront à leur foi en l’Homme et à son aptitude au pardon et l’amour.

Ne cherchez pas à comprendre. Toute la beauté d’ho’oponopono réside dans ce principe.

Malgré tout, pour les plus rationnels d’entre-vous, une étude peut vous donner quelques éléments concrets. Elle confirme que ho’oponopono est une méthode efficace pour réduire la rancœur.

Les résultats obtenus établissent une base pour les recherches futures sur le processus de pardon.

J’espère que ce voyage dans la tradition Hawaïenne vous aura passionné autant que moi.

Je vous souhaite beaucoup de sérénité,

Laurent des Éditions Nouvelle Page

Pour aller plus loin : 

Luc Bodin et Maria-Elisa Hurtado-Graciet, Ho’oponopono : Le secret des guérisseurs hawaïens, Jouvence, 2011.

https://www.vivrehooponopono.com/ : le site de Nathalie Lamboy auteure de nombreux livres sur le sujet.

 

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Sources :

Merci de ne poser aucune question d’ordre médical, auxquelles nous ne serions pas habilités à répondre.

En soumettant mon commentaire, je reconnais avoir connaissance du fait que Santé Nature Innovation pourra l’utiliser à des fins commerciales et l’accepte expressément.

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Staechelin
Staechelin
1 mois il y a

Juste et simplement Merci pour vos lettres…

Yves BUISSON
Yves BUISSON
1 mois il y a

Bonjour, Votre présentation de l’ho’oponopono me fait penser au « faiseur de pluie » chinois, rapporté par Carl-Gustav Jung, dans son introduction au Yi-King traduit par son ami Richard Wilhem, et que celui-ci lui a contée : »Il y eut une grande sécheresse dans la ville où séjournait Richard Wilhelm, pasteur protestant, pour sa mission d’évangélisation en Chine. Pendant des mois il ne tomba pas une goutte de pluie et la situation devint catastrophique. Les catholiques firent des processions, les protestants firent des prières, et les Chinois brûlèrent des bâtons d’encens et tirèrent des coups de fusil pour effrayer les démons de la sécheresse.… Lire la suite »

Millepied
1 mois il y a

Merci infiniment pour cet excellent article très enrichissant !

Christian
Christian
1 mois il y a

Bonjour,
Je ne peux pas me l’expliquer, mais moi qui retiens toujours mes sentiments (j’ai plus de 70 ans) je suis tellement ému quand je récite ces quelques mots, que j’en ai à chaque fois les larmes aux yeux.
C’est vraiment très fort chez moi.
Est ce qu’un jour je pourrais prononcer ces mots sans être ainsi changé ?
Est ce bien, est ce mal ????
Je ne sais pas quoi vous dire.
ou bien .. jsd, pm, m, jta ?
Bien à vous

Saad
Saad
29 jours il y a

Saad
Saad
29 jours il y a

Merci pour cet article très enrichissant, en effet c’est juste une prise de conscience pour rester en harmonie avec soi et ce qui nous entoure…

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