L’homme des cavernes est pour le réchauffement climatique - Nouvelle Page Santé

L’homme des cavernes est pour le réchauffement climatique

homme primitif

Comment aurait réagi l’Homme des cavernes si on lui avait annoncé que la température allait augmenter de quelques degrés au cours du prochain siècle ?  Notre ami Cro-Magnon, qui devait composer tous les jours avec des températures moyennes inférieures d’environ 6 degrés à celles que nous connaissons, aurait sans doute accueilli d’un bon oeil la perspective d’une météo un peu plus douce[1].

Il devait se recouvrir chaque jour d’épaisses peaux de bêtes, se terrer dans des grottes obscures pour échapper aux nuits glaciales. Sa survie dépendait étroitement de la préservation du feu, source de chaleur nécessaire à son quotidien.

Si on lui avait promis la fin des glaciers, des étés indiens chaque automne, des hivers d’une incroyable douceur, et quelques canicules çà et là… il aurait sans nul doute applaudi des deux manchons !

Le climat s’est réchauffé plusieurs fois, et nous avons survécu

C’est le paradoxe du réchauffement climatique qui nous fait si peur : l’humanité a déjà survécu à plusieurs réchauffements et refroidissements climatiques.

Le dernier en date, est survenu il y a environ 20 000 ans[2]. À la suite d’un léger changement de l’orbite terrestre qui a rapproché la Terre du Soleil, la température moyenne du globe a progressivement augmenté. L’étendue des glaciers a diminué, le niveau des mers a monté, la végétation s’est développé.

Comment a réagi l’Homme des cavernes ?

Il s’est adapté.

Il a raccourci sa parure de mammouth. Il a quitté les cavernes. Il a développé les cultures. Il s’est installé dans les zones libérées par les glaciers.

Le dernier réchauffement climatique est en réalité l’aube de l’essor de notre civilisation. Alors pourquoi s’inquiéter de quelques degrés de plus ?

Pourquoi cette fois-ci ça pourrait être différent ?

Il serait tentant de se dire que, puisque l’humanité l’a déjà fait une fois, elle sera capable de le refaire. Mais le réchauffement que nous observons depuis un siècle est, à bien des égards, radicalement différent des précédents que les géologues et paléontologues ont étudiés.

Il n’y a pas d’autres causes identifiées que l’activité humaine.

Les précédentes variations d’ampleur observées à l’échelle du globe étaient liées soit à des modifications du rayonnement solaire (variations de l’axe ou de l’orbite terrestres), soit à des cataclysmes (éruptions volcaniques ou impact de météorites, aboutissant à une diminution de l’ensoleillement pendant de longues durées).

Cela peut sembler une bonne nouvelle : si nous en sommes la cause, cela veut dire que nous pouvons agir contre. Mais la mauvaise nouvelle est que cela signifie que ce réchauffement se fait à l’encontre des cycles naturels de refroidissement et de réchauffement, et surtout qu’il se fait à une vitesse accélérée.

Les précédents réchauffements se réalisaient sur des milliers d’années. L’Homme des cavernes a eu 15 000 ans pour passer de la grotte de Lascaux aux plages de Saint-Tropez.

Ce que nous contemplons, c’est la possibilité de variations de plusieurs degrés en quelques dizaines d’années. 100 peut être 1 000 fois plus vite que ce à quoi l’Homme des cavernes a dû faire face.

Serons-nous capables de nous adapter face à des changements aussi rapides ?

Eux se sont adaptés, mais ils donnent le pire exemple

En fait nous connaissons déjà des populations qui se sont adaptées à notre  réchauffement climatique : il s’agit des pays du Golfe.

Ils vivent dans des géographies dont le climat préfigure celui que nous pourrions connaître dans de nombreuses régions du globe d’ici quelques décennies. Ce que nous appelons canicule est pour eux le climat normal la moitié de l’année.

Ils s’étaient adaptés à leurs rudes conditions de vie : ils se recouvraient de la tête aux pieds, préservaient la moindre goutte d’eau, avaient inventé un habitat qui les naturellement protégeait de la chaleur.

Et puis ils sont devenus extrêmement riches grâce au pétrole, et se sont mis à vivre avec tout le confort du monde moderne, mais en restant sur leurs terres d’origine. Ils ont construit des buildings climatisés, ont entrepris d’arroser des pelouses au milieu du désert, et se déplacent dans des 4×4 gigantesques.

Il ont cessé d’adapter leur mode de vie à leur environnement, et ont préféré adapter leur environnement à leur mode de vie. Parce qu’ils en avaient les moyens.

Aurions-nous fait mieux qu’eux, dotés de telles richesses ?

La réalité est que cette façon de s’adapter au réchauffement climatique est possible, mais elle suppose un partage des richesses très inéquitable.

Une petite minorité parvient à vivre “normalement”, tandis qu’une large majorité doit se débrouiller avec les conséquences souvent catastrophiques du réchauffement climatique.

L’envie naturelle de résister au changement

Nous rêvons tous d’échapper au changement. Nous avons beau savoir que le réchauffement aura des conséquences (élévation du niveau des océans, désertification, aggravation de certains phénomènes climatiques, etc.), nous espérons tous individuellement y échapper.

Ce n’est pas notre maison qui sera emportée par la hausse du niveau des mers. Ce n’est pas notre jardin qui sera détruit par la sécheresse. Ce n’est pas notre enfant qui mourra de soif.

Il est très difficile de changer son comportement quand on estime avoir de bonnes chances d’échapper aux conséquences dramatiques qu’on contribue à engendrer.

Quand on n’a pas le choix, on s’y met, bon gré mal gré, et on avance. Quand il pense avoir le choix, l’Homme résiste au changement. Par peur du risque, par peur de l’inconnu. Par bon sens aussi, puisque un tien vaut mieux que deux tu l’auras.

Qui pourra résister aux changements provoqués par le réchauffement climatique ? Les plus riches, les plus puissants parmi nous, ceux qui ont le plus d’influence.

Ils se déplaceront pour échapper aux catastrophes. Ils construiront des maisons surélevées et climatisées. Ils auront leurs approvisionnements d’eau privés.

Est-ce un hasard si ceux qui contestent le réchauffement climatique sont aujourd’hui une petite minorité, soutenus par des lobbys puissants qui ont tout intérêt à continuer à profiter des revenus du pétrole ?

À l’échelle de la planète, il n’y a de solution que collective

Individuellement, nous pouvons espérer échapper aux conséquences du changement : collectivement, nous ne pouvons pas.

Le problème avec cette illusion du choix, c’est que tant que certains parmi nous voudront échapper au changement, nous ne pourrons rien changer.

Pour que l’adaptation au changement soit efficace, et que nous puissions réduire le réchauffement climatique, il faut que l’humanité entière se mette d’accord. Nous l’avons déjà fait pour trouver une solution au problème du trou dans la couche d’ozone.

Les gaz responsables ont été interdits, le trou a commencé à se résorber[3]. Exemple à suivre.

 

P.S. La question simple que vous pouvez vous poser aujourd’hui ?

Demandez-vous individuellement ce que vous pouvez faire pour réduire vos émissions de carbone. Ce sera une goutte d’eau dans la mer ? Peut-être. Mais la seule solution est que nous participions tous. Nu ne sera exemplaire, mais tout le monde peut faire mieux.

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Merci de ne poser aucune question d’ordre médical, auxquelles nous ne serions pas habilités à répondre.

En soumettant mon commentaire, je reconnais avoir connaissance du fait que Santé Nature Innovation pourra l’utiliser à des fins commerciales et l’accepte expressément.

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CAROLE ARTISTAR ZOMER
4 mois il y a

Bonjour , Nous mangeons bio depuis plus de 20 ans ( le vrai bio !) depuis 4 ans nous sommes végétariens et très heureux de l’être !. Dans notre jardin nous avons fait un petit potager bio . . Un jour , alors que j’étais ds mon potager , mon voisin a commencé à traiter sa haie avec des produits chimiques , le plus gentiment possible je lui ai demandé s’il pouvait traiter la haie les jours sans vent , vu que mon potager est bio . Il m’a ri au nez et a continué comme si de rien n’était… Lire la suite »

Suzanne Vandewalle
Suzanne Vandewalle
4 mois il y a

Bonjour, les gens sont gâtés et voyagent en avions, en croisières durant les vacances et même pour le travail. Ça c’est très polluant ! Et ça doit commence la aussi. Interdire de voyager plus d’une fois par année. Augmenter les prix ! Conscientiser ces personnes qui ne veulent pas accepter de faire leur part. On aura pas la chance de s’acheter une autre planète ! Et que dire des Américains et autres qui envoient leur fusée dans l’espace. N’y a -t’il pas de limite ? Nous demandent -ils si on est d’accord ? De leur décisions. Pourquoi ne veulent ils… Lire la suite »

John Vivier
John Vivier
4 mois il y a

Que l’auteur de cet exposé garde ses suppositions pour lui et entreprenne d’apprendre quelque peu de physique climatique en fonction de son intelligence bien sûr. Cela évitera de semer l’inquiétude dans les esprits simples voire socialistes (pléonasme) qui n’ont d’ailleurs pas manqué d’exploiter l’idée politiquement.

DANIEL
DANIEL
4 mois il y a

Très bel article, mais cependant, je reste pessimiste. Le problème c’est qu’avec toute cette consommation, les gens sont devenus très cons !

chapelle
chapelle
4 mois il y a

Stupéfiant! comment pouvez-vous répéter ces énormités qui ne sont qu’un moyen de plus pour s’enrichir aux dépens des ignorants? Il est de plus en plus évident que l’influence de l’homme est négligeable par rapport aux contraintes de l’espace, dans son sens le plus large : le soleil lui-même n’est qu’un des facteurs !!
Donc si vos « articles de type médical » sont basés sur cette information biaisée, ou de type perroquet-bien-pensant, je préfère cesser de vous lire, puisque de toutes façons, je ne vous croirai plus!!!

Françoise
4 mois il y a

Merci pour ce beau plaidoyer et tant pis pour ceux qui n’apprécient pas !!!

della siega jean
4 mois il y a

bonjour j ai reçu il y a quelque temps un mail du papa de ma belle soeur taper sur googel secheresse 1718

Olivier
Olivier
4 mois il y a

Le problème ce n’est pas le réchauffement climatique et sa variation de température !
Le problème c’est la destruction de la Vie ! 70% de perte de biodiversité déjà !!!

Benedicte Gadron
Benedicte Gadron
4 mois il y a

« Demandez-vous individuellement ce que vous pouvez faire pour réduire vos émissions de carbone. Ce sera une goutte d’eau dans la mer ? Peut-être. Mais la seule solution est que nous participions tous. Nul ne sera exemplaire, mais tout le monde peut faire mieux. » Pour tous ceux qui s’indignent quant a la veracite de cet expose, relisez SVP la suggestion qui est faite ici: En quoi est-il mauvais de s’engager a reduire notre taux d’emissions de carbone? On sait que ca ne peut qu’ameliorer notre qualite de vie. De plus, s’eloigner de notre consommation de petrole est aussi une bonne chose… Lire la suite »

MILVILLE BEATRICE
MILVILLE BEATRICE
4 mois il y a

Je suis d’accord à 200% Il n.y aura que des actions collectives qui nous sortirons de ce très mauvais pas climatique!! J’invite tous vos lecteurs assidus à visionner sur Youtube un reportage édifiant, certes un peu long mais qui vaut la peine d’être vu jusqu’au bout et qui nous redonne le pouvoir de changer les choses sans attendre de nos dirigeants qu.ils résolvent ce problème à coups de taxes (pour la planète). Cela s’appelle cowspiracy. https://Youtu.be/34rn0e-Xhu8
Chacun prendra ensuite la mesure qui lui semblera nécessaire.
Bien à vous,
Beatrice

Lucille Potvin
Lucille Potvin
4 mois il y a

Bonjour ce texte très explicite et fort intéressant me fait réaliser davantage toute
limportance et lurgence d`agir quotidiennement pour la santé de la planète.

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