Et si nous prenions un grand bol d'air ? - Nouvelle Page Santé

Et si nous prenions un grand bol d’air ?

Chers amis,

Moi qui pratique la méditation depuis fort longtemps, je sais à quel point le souffle est source de vitalité.

Maîtriser son souffle, c’est offrir à son corps et à son esprit des bienfaits insoupçonnés.

Malheureusement, de nombreux facteurs influent négativement sur cette fonction vitale et sur notre capacité à utiliser l’oxygène (conditions de vie, stress, vieillissement, maladies, environnement pollué…).

Pour toutes ces situations, on nous vante une solution susceptible de donner à coup de fouet à l’organisme : le bol d’air Jacquier.

Loué par les uns qui l’utilisent, décrié par les autres qui s’en méfient (étant donné son prix élevé), ce dispositif mérite-t-il qu’on s’y intéresse ?

J’ai voulu en avoir le cœur net pour pouvoir vous en parler aujourd’hui.

Ce qui arrive quand on manque d’oxygène

Si la concentration d’oxygène présente dans l’atmosphère reste à peu près stable (même en montagne, contrairement à une idée reçue, car c’est la pression de l’air qui diminue avec l’altitude), la quantité d’oxygène qui parvient jusqu’à nos cellules et à nos organes, elle, varie.

On peut même souffrir d’une sorte de « carence » en oxygène ! On parle alors d’hypoxie.

Cela arrive lorsque l’apport en oxygène est trop faible par rapport au besoin cellulaire.

Les cellules, qui en ont un besoin constant pour fabriquer de l’énergie, ne sont plus en mesure de fonctionner normalement et les organes et tissus peuvent se mettre à défaillir…

Le manque d’oxygène chronique n’est pas aussi rare qu’on pourrait le croire car les facteurs qui favorisent l’hypoxie sont nombreux.

Il peut s’agir :

  • du tabagisme ;
  • de l’apnée du sommeil ;
  • de la pollution ;
  • du stress ;
  • d’une insuffisance respiratoire ou cardiaque ;
  • d’une anémie sévère…

L’hypoxie se traduit par différents symptômes comme une tachycardie, une hyperventilation, une cyanose (la peau prend alors une teinte bleutée) ou encore une fatigue chronique.

De façon générale, l’hypoxie est néfaste pour l’organisme, en particulier pour le foie, le cœur et surtout le cerveau qui a, plus que tout autre organe, des besoins en oxygène élevés.

Le bol d’air Jacquier vise, selon le projet de son inventeur, à améliorer la bonne distribution de l’oxygène que vous inspirez à vos cellules.

Reproduire les bienfaits de la nature

Son inventeur, c’est lui : René Jacquier (1911-2010), ingénieur chimiste et chercheur passionné.

Après avoir conduit des travaux sur les antibiotiques et la pénicilline, il constate en 1947 les conséquences d’une mauvaise oxygénation sur l’accélération du vieillissement.

Ayant remarqué que, depuis l’Antiquité, les lieux de repos et de santé comme les sanatorium se trouvaient souvent au milieu de forêts de résineux, il s’est demandé si cela n’était pas dû à une propriété de l’air dans cet environnement spécifique.

La présence de ces arbres aux essences particulières y serait-elle pour quelque chose ?

Les résines de pin et de sapin contiennent en effet des molécules, des terpènes, connues pour faciliter grandement la libération d’oxygène vers les cellules.

C’est à partir de ces observations que René Jacquier a imaginé un dispositif permettant d’enrichir l’air que respire l’utilisateur en huile essentielle de résine de pin maritime (térébenthine).

Voici comment il raconte lui-même son intuition :

«  On envoyait les gens au grand air pour qu’ils recouvrent la santé. Ce fut le point de départ de mon analyse. Végétation, soleil, fonction chlorophyllienne, ces processus naturels engendrent un oxygène très actif. Les endroits les plus profitables étaient ceux où il y avait des résineux. Ils émanent des terpènes, composants de la résine de pin et de l’essence de térébenthine qui en est issue. C’est ce que je recherchais. Lors du processus de respiration, l’oxygène de l’air s’associe à l’hémoglobine. Les terpènes du pin maritime, non saturés et capables de les lier plus finement, allaient rendre l’oxygène davantage disponible à la cellule[1]. »

Concrètement, il s’agit de s’asseoir devant l’appareil et de respirer à 10 cm d’une sorte de corolle qui diffuse l’air enrichi.

Ces inhalations durent de 3 à 15 minutes. Elles peuvent se faire tous les jours (comme une hygiène de vie quotidienne) ou sous forme de cure d’une dizaine de jours plusieurs fois dans l’année.

Les bénéfices d’une meilleure oxygénation sont aussi bien perçus en prévention qu’en accompagnement des personnes souffrant d’hypoxie.

Le bol d’air Jacquier promet aux utilisateurs de retrouver énergie et vitalité.

Son action serait particulièrement intéressante sur l’état général et apporterait une protection contre les radicaux libres.

Le bol d’air Jacquier est très utilisé notamment par les sportifs, aussi bien en phase de préparation qu’en phase de récupération.

Que dit la science à propos du bol d’air Jacquier ?

On ne compte plus le nombre de polémiques qui fleurissent autour du bol d’air Jacquier.

Arnaque pour les uns, méthode miraculeuse pour les autres.

Mais que dit la science à son propos ?

Je ne suis moi-même pas scientifique, mais j’ai mené ma petite enquête.

Sur le site du principal distributeur du bol d’air Jacquier[2], on peut trouver une longue liste de références scientifiques sur les bienfaits concernant la pratique sportive, les radicaux libres, l’activité cérébrale, le fonctionnement des mitochondries, la fatigue…

Mais, pour être tout à fait honnête… je n’ai trouvé qu’une seule de ces références officiellement recensée sur les sites officiels de publications scientifiques, et c’est une étude menée sur des rats, non sur l’Homme[3].

Attention, cela ne signifie pas que le bol d’air Jacquier soit à coup sûr un attrape-gogo ! Simplement, les données scientifiquement validées sur le bol d’air Jacquier sont encore trop parcellaires pour affirmer quoi que ce soit…

En attendant, beaucoup d’adeptes des médecines naturelles témoignent de son efficacité. C’est toujours intéressant mais cela ne prouve rien…

J’ai interrogé quelques amis naturopathes, qui m’ont fait part de leur expérience personnelle, et là encore les retours sont contrastés.

Ainsi, Marco qui est un grand sportif, m’a assuré que des séances de bol d’air Jacquier lui étaient très profitables en termes de récupération.

Adeline, elle, a souhaité faire le test après son accouchement difficile et la grande fatigue qui en a découlé. De son côté, peu de résultats…

Prudence donc avant de vous lancer dans un investissement onéreux.

L’achat d’un appareil s’élevant de 1 600 à 4 500 € environ selon le modèle, je vous conseille d’abord de faire quelques séances en institut.

Pour 6 euros (le prix moyen d’une séance), vous aurez une idée plus précise des effets que vous pouvez attendre sur votre santé.

Ensuite, libre à vous d’investir (ou de faire des séances régulières) si vous estimez que le jeu en vaut la chandelle.

Notez que, du fait de la présence d’huile essentielle de térébenthine (issue de la distillation de la résine du tronc du pin maritime), les contre-indications sont les suivantes :

  • femmes enceintes et allaitantes ;
  • enfants de moins de 36 mois ;
  • personnes épileptiques et allergiques ;
  • personnes ayant des antécédents de convulsions.

3 méthodes pour bien s’oxygéner

Personnellement, je n’ai jamais pratiqué le bol d’air Jacquier.

En revanche, j’ai toujours prêté attention à ma respiration, qui est un des piliers fondamentaux de la santé.

J’utilise trois moyens très simples pour bien m’oxygéner.

Je vous les livre en complément.

1. Le yoga, la méditation et des exercices de respiration spécifiques. Ils permettent de développer ma capacité pulmonaire et d’apprendre à mieux respirer en conscience. Si cela vous intéresse je pourrais dédier une lettre prochainement à différents exercices de respiration très efficaces.

2. Une alimentation riche en fer. Pour bien oxygéner votre sang et vos cellules, vous devez veiller à avoir des apports suffisants en fer car il est indispensable la bonne conduite de l’oxygène vers l’ensemble des organes du corps. Vous le trouverez en bonnes quantités dans le foie, les légumes verts, la viande, les légumineuses, les céréales, le jaune d’œuf.
3. Des « bains de nature » en forêt, au bord de la mer ou en montagne. Une heure de promenade en pleine nature est un excellent moyen de s’oxygéner et de pratiquer une activité physique.

Et vous, avez-vous déjà testé le bol d’air Jacquier ? Qu’en avez-vous pensé ?

Vos commentaires sont toujours les bienvenus.

A bientôt,

Laurent des éditions Nouvelle Page

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Sources :

Merci de ne poser aucune question d’ordre médical, auxquelles nous ne serions pas habilités à répondre.

En soumettant mon commentaire, je reconnais avoir connaissance du fait que les éditions Nouvelle Page pourront l’utiliser à des fins commerciales et l’accepte expressément.

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Françoise BRAULT
17 jours il y a

TRÈS vrai cela merci

pranayama
pranayama
17 jours il y a

Je n’ai jamais testé le bol d’air jacquier à cause de son prix exorbitant. En revanche, je pratique tous les matins une longue séance de pranayama. J’étai en hypoxie à cause d’une infection dans le nez que j’ai toujours depuis 21 ans, mais grâce à ces exercices j’ai acquis une très bonne maîtrise du souffle. J’arrive à faire des respirations de 40 secondes, des respirations conscientes avec des apnées. L’apnée poumons vides est très intéressante car elle stimule la production de globule rouge. En plus de cela, quand on fait de l’apnée, le dos doit être très droit et il… Lire la suite »

L.c.
L.c.
17 jours il y a

Comme évoqué dans votre article, merci par avance de dédier une nouvelle lettre à des exercices de respirations concrets. Cordialement.

Ali
Ali
15 jours il y a

J’ai achète le bol d’air il y a moins dune année …
Cet achat était en particulier pour aider ma mère atteinte d un BPCO, sous Oxygene en permanence … mais après chaque séance de bol d’air , elle pouvait ne pas avoir cette sensation de manquer d’air pendant plus dune heure!
De mon cote, a chaque séance je sens mon systeme nerveux se détendre … et je respire beaucoup mieux : je sens une grande différence quand je fais mon pranayama juste après.

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