Cancer : cette vitamine pourrait tout changer ? - Nouvelle Page Santé

Cancer : cette vitamine pourrait tout changer ?

Chers amis,

France Inter se réveille enfin !

Il y a quelques jours, la radio publique a évoqué pour la première fois l’intérêt de la vitamine D contre le coronavirus1. Il était temps ! Aux Éditions Nouvelle Page Santé, ça fait plus de 6 mois qu’on vous en parle…

Est-ce que nos grands médias parleront un jour du rôle que cette vitamine peut aussi jouer contre le cancer ? J’en doute mais on peut toujours espérer !

Vitamine D et cancer c’est justement ce dont je voulais vous parler aujourd’hui.

Cancer : cette vitamine pourrait tout changer ?

Il y a peu, j’ai perdu mes clés de voiture.

Je les ai cherchées partout, j’ai mis mon intérieur sens dessus dessous, farfouillant dans les recoins les plus improbables, avant de découvrir qu’elles étaient tout simplement restées dans la poche de mon imperméable…

Je me suis senti un peu ridicule, certes, mais j’ai surtout tiré une leçon de cette expérience : la solution la plus évidente a beau être la meilleure, on n’y pense pas toujours en premier.

Cancer : une recherche au long cours

L’histoire de la lutte contre le cancer ressemble à une exploration faite de tâtonnements, de découvertes, de désillusions, de progrès technologiques.

Il se dit qu’Hippocrate a, le premier, donné le nom de « cancer » à ce que l’on appelait alors des « tumeurs ».

En grec ancien, cancer veut dire « crabe ».

Ainsi cette dénomination lui aurait été inspirée par la forme des tumeurs dont la zone centrale arrondie se ramifie comme les pattes du crustacé.

La maladie est donc connue depuis l’antiquité, même si longtemps on n’a su ni pourquoi elle se déclarait, ni comment la guérir.

Au XVIIe siècle, Gendron, médecin du frère de Louis XIV, précise un peu les choses.

Il perçoit le cancer comme une modification tissulaire localisée qui s’étend par prolifération. Il considère alors qu’on ne peut en venir à bout qu’en retirant la tumeur dans sa totalité.

Le cas « cancer » progresse, mais lentement.

Ce n’est que pendant la seconde moitié du XIXe siècle que les avancées de la science vont permettre à la médecine d’envisager différemment la lutte contre le cancer : radiothérapie et chimiothérapie permettent de ne plus passer systématiquement par la chirurgie.

En effet, il faut savoir que jusque dans les années 1970, le cancer est encore considéré comme une maladie infectieuse : on recherchait alors le virus responsable du cancer !

Cette supposition était bien sûr une impasse, et les choix de traitement s’en ressentaient.

Après quantité d’essais plus ou moins infructueux, ce n’est que très récemment que l’on a commencé à envisager une alternative à la chimiothérapie qui reste la technique la plus employée.

Par exemple, l’épigénétique (la modification de l’ADN) ou bien l’immunothérapie qui agit sur le système immunitaire pour venir à bout du cancer.

Ces nouvelles approches sont une petite lumière au bout du tunnel, mais elles restent marginales et difficilement évaluables pour le moment.

Et pourquoi pas la vitamine D contre le cancer ?

En effet, au-delà de la minéralisation osseuse et du maintien de l’équilibre du calcium, la vitamine D possède également des fonctions physiologiques bien connues.

Entre autres, la régulation de la croissance et de la différenciation d’une grande partie des cellules normales et malignes.

Dès lors l’influence qu’elle peut avoir sur le développement d’un cancer semble être une évidence.

Pourtant, la piste ne semble pas faire l’unanimité.

Quelques chercheurs se penchent bien sur la question mais beaucoup restent prudents.

On peut lire ici ou là qu’il n’y a pas de recherche clinique convaincante permettant d’évaluer le bénéfice de la vitamine D2.

Comme quoi, on se refuse parfois à chercher là où l’on a le plus de chances de trouver…

Cancer et vitamine D, ça commence à bouger

Quand on se penche sur les études qui ont été menées sur le sujet (car en réalité, il y en a, et heureusement), on s’aperçoit que la vitamine D agirait sur 4 mécanismes anticancer3 :

  • diminution de la multiplication des cellules cancéreuses ;
  • réduction du risque de prolifération de ces cellules par diminution de leur vascularisation ;
  • inhibition de la transformation des cellules précancéreuses en cellules cancéreuses ;
  • induction de la mort de certaines cellules cancéreuses (apoptose).

En conclusion de l’étude on peut lire que divers types de tumeurs (cancer du sein, de la prostate, cancer colorectal, sanguin) pourraient être évités par la prise préventive de vitamine D.

Ce n’est pas rien !

Une étude plus récente effectuée sur un large échantillon de la population mondiale (25 000 participants) avec une supplémentation quotidienne en vitamine D à raison de 2 000 UI par jour pendant 5 ans a également donné de bons résultats4.

L’ensemble des participants voit en effet sont risque statistique de développer une forme de cancer avancé diminué de 17 %, chiffre qui passe à − 38 % pour les personnes qui ne sont pas en surpoids.

Les chercheurs ont également mis en avant que la carence en vitamine D est courante chez les personnes atteintes de cancer.

De plus, au-delà même des résultats obtenus, j’ai noté la conclusion de l’étude, très claire :

« La supplémentation en vitamine D aux niveaux étudiés est beaucoup moins toxique et moins coûteuse que de nombreuses thérapies actuelles contre le cancer. »

Je dis ça, je ne dis rien…

Avant la guérison : la prévention

Le Dr Paulette Chandler qui a mené l’étude à laquelle je fais référence donne elle-même quelques conseils concernant la supplémentation en vitamine D5:

« La prochaine fois que vous ferez un bilan médical, demandez à votre médecin de vérifier votre taux de vitamine D. Le test peut être effectué en même temps que les autres analyses de sang. Si votre résultat est inférieur à 20 ng/ml, vous manquez de vitamine D. Les taux idéaux sont de 40 à 60 ng/ml. Pour élever votre niveau, profitez d’au moins 15 mn de soleil en milieu de journée avec les bras et les jambes exposés. Si ce n’est pas possible, prenez un supplément de vitamine D. Nous recommandons 5 000 UI par jour. »

« Assurez-vous de prendre la forme D3 de la vitamine. Elle est bien mieux absorbée par votre corps que la D2, qui est pourtant aussi courante dans le commerce. »

Pour ma part, je vous conseille de vous complémenter durant les mois d’hiver où le soleil se fait plus rare.

Sinon, dans l’alimentation, vous la trouverez surtout dans les poissons gras (saumon, hareng, maquereaux, foie de morue).

Elle est aussi présente, en moindre quantité, dans les œufs, le lait ou encore les abats (foie de veau, foie de volaille).

Cependant, vous aurez du mal à atteindre les 5 000 UI par jour recommandés par le Dr Chandler uniquement par l’alimentation.

Aussi, je vous recommande de faire une cure de complément de vitamine D durant l’hiver. La recommandation officielle préconise un apport oral quotidien de 1 500 à 2 000 UI.

Privilégiez la vitamine sous forme huileuse (liposomale), afin d’en optimiser l’absorption, et dosée à 2 000 UI.

On en trouve très facilement dans les magasins bios.

Il est parfois des évidences que, pour telle et telle raison, on ne veut pas voir : l’usage de la vitamine D dans la lutte contre le cancer en fait partie, mais cela commence à changer.

À la bonne heure !

Prenez soin de vous.

À bientôt,

Laurent des Éditions Nouvelle Page 

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Sources :

Merci de ne poser aucune question d’ordre médical, auxquelles nous ne serions pas habilités à répondre.

En soumettant mon commentaire, je reconnais avoir connaissance du fait que Santé Nature Innovation pourra l’utiliser à des fins commerciales et l’accepte expressément.

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RODRIGUEZ Jany
RODRIGUEZ Jany
1 mois il y a

Bonjour Mrs Laurent Tessier,
je li avec plaisir les courriers que vous m’envoyez. Et sur celui-ci vous parlez de la vitamine D3, Mon Medecin m’en a prescrit. Depuis octobre 2020.. A raison de 5 goutes par jours au milieu du repas. Car j’ai eu un cancer de la peau, donc j’évite le soleil depuis l’année 2006.
j’ai 72 ans, je suis menue, donc pas de surpoids.
‘Merci infiniment pour vos courriers que je visionne avec plaisir.
Et que je transmets à mes amis et ma famille. En espérant que certains s’inscrivent.
‘Amicalement. Jany R

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