Quelques trucs pour tenir le coup mentalement - Nouvelle Page Santé

Quelques trucs pour tenir le coup mentalement

Je ne sais pas vous mais, pour moi, le confinement est en train de se transformer en torture psychologique.

“La cocotte-minute va bientôt exploser”, me confiait un proche.

Je sais que vous êtes nombreux à être à bout.

Soit vous n’en pouvez plus de vivre les uns sur les autres… vos journées ne sont qu’une succession de disputes, de cris, et de larmes… Peut-être que votre couple part en vrille… Peut-être que vous découvrez des problèmes sérieux avec vos enfants…

Soit vous vivez isolé et vous commencez à souffrir de la solitude. Marre de tenir le combiné à l’oreille. Marre des conversations hachées. Marre de ne plus avoir aucun contact physique…

Je ne peux pas faire de miracles pour vous.

Mais, j’ai décidé d’aborder le sujet, de vous donner quelques trucs qui fonctionnent pour moi. Ce sont souvent des petites choses mises bout à bout qui font la différence.

Mais surtout, j’aimerais vous dire que je pense à vous, et à la détresse psychologique que vous vivez.

Vous verrez que je vous donne à la fois mes astuces simples à mettre en place, et mes techniques de long terme pour gérer les situations critiques.

D’abord pour les personnes seules :

Plus isolé qu’un prisonnier…

Ceux qui se demandaient ce que c’est de vivre en prison, ont maintenant la réponse…

Ce n’est pas pour rien que la privation de liberté est une punition. C’est pesant.

Je pense particulièrement à vous si vous vivez dans une maison de vieillesse médicalisée (je refuse d’utiliser d’utiliser le jargon administratif “EHPAD”).

J’ai entendu qu’on vous interdisait les visites, les contacts avec vos voisins, et que vous ne pouvez sortir plus que 15 minutes par jour !

Je compatis sincèrement…

C’est inhumain et d’ailleurs, les droits de l’homme stipulent qu’un prisonnier (“détenu” comme on dit aujourd’hui) doit passer au minimum 60 minutes par jour à l’extérieur (en temps normal)[1].

Survivre dans ces conditions inhumaines est un acte héroïque !

J’espère que vous tenez le coup mentalement. Heureusement qu’ils n’ont pas interdit les télécommunications et l’Internet…

Pour vous, mon premier conseil peut sembler futile, mais écoutez-moi jusqu’au bout : l’idée est d’opter pour un Internet plus rapide si vous le pouvez.

Ça peut paraître bête, mais ça améliore considérablement la qualité de vos conversations et de vos interactions avec le monde extérieur. Et chaque petite amélioration dans ce domaine fait une énorme différence à long terme. Vous serez moins fatigué par les conversations. Vous serez moins exaspéré par la distance.

À l’époque où l’Internet était lent partout, j’ai passé plusieurs mois séparé de ma femme. Je ne peux pas vous dire le nombre de disputes que nous avons eues parce que la qualité des appels était mauvaise : “ça coupe”, “je ne t’entends pas”, “j’en ai assez”… Le problème prend vite des proportions gigantesques.

Comment faire ?

Vous pouvez consulter la vitesse de votre connexion actuelle sur le site fast[point]com. Mon conseil est d’avoir au moins 25 Mbps (mégabits par seconde).

Ensuite, rapprochez-vous de votre fournisseur d’accès à Internet pour voir s’il est possible d’augmenter la vitesse du débit.

Faites l’essai, vous verrez.

Les conversations vidéos (FaceTime, Whatsapp ou autres) ont tellement progressé qu’on se rapproche d’un face-à-face — à condition d’avoir un Internet rapide et une bonne caméra sur votre appareil (téléphone, tablette, ou ordinateur).

Le problème de qualité vient plus souvent de votre Internet, que de la caméra de votre appareil.

Il n’est pas nécessaire d’avoir un appareil dernier cri. Je dirais que la plupart des appareils fabriqués après 2015 font l’affaire.

Autre conseil, ayez les rudiments de vidéo pour bien éclairer votre visage. Placez-vous face à une fenêtre ou perpendiculaire. Le soir, mettez-vous face à une source de lumière.

Pour un meilleur angle, tenez votre appareil à hauteur de vos yeux ou même au-dessus (en plongée). Essayez de stabiliser votre caméra pour ne pas donner le tournis à votre interlocuteur.

Ce que je fais c’est que je maintiens mon appareil posé sur le dossier du canapé.

Autre conseil : en raison de l’exposition aux champs électromagnétiques, je vous déconseille de tenir votre téléphone à l’oreille lorsque vous téléphonez.

Utilisez plutôt le haut-parleur si vous êtes dans un endroit calme.

Ou alors, équipez-vous d’un bon kit mains-libres : des écouteurs, ou un micro-casque tels que ceux utilisés dans les centres d’appels. Ça fait une énorme différence si vous passez vos journées en télétravail (ça fatiguera moins les collègues qui vous écoutent). Le micro suit vos mouvements de tête, et atténue les bruits autour de vous.

Les prix pour ces casques professionnels commencent autour de 50 €.

Dernier conseil : je vous en parlais il y a quelques jours, si vous voulez tenir sur le durée, épargnez vos yeux.

J’ai vite mal à la tête quand je passe plus de 8 heures par jour devant un écran. Et je sais que je ne suis pas le seul.

Lorsque le mal de tête s’installe, il est très difficile de s’en débarrasser.

Je vous conseille de prendre vos précautions avant que le mal de tête ne s’installe.

Si vous pouvez choisir votre ordinateur, prêtez attention à la qualité de l’écran. Pour moi, les écrans Apple sont une valeur sûre.

Mais il n’empêche, passé un certain seuil, tous les écrans me font mal, Apple ou non.

C’est pourquoi je vous encourage plutôt à lire des livres.

Le seul écran qui soit acceptable, c’est celui d’une liseuse électronique car il imite le papier. Il ne fait pas mal aux yeux comme un écran d’ordinateur.

*Source : The Verge

La liseuse électronique est salutaire si devez lire des articles scientifiques au format PDF et que vous n’avez pas de quoi les imprimer.

Je pense notamment aux personnes qui font de la recherche, ou qui préparent une thèse. Renseignez-vous avant d’acheter car seules certaines liseuses ouvrent les documents PDF.

Maintenant, si vous vivez en famille, et que l’ambiance devient intenable, essayez ceci :

Prenez la plume…

Le truc le plus efficace quand je n’en peux plus, et que ma tête va exploser, c’est d’écrire… même des banalités.

Par exemple, me plaindre que ma femme vide le dentifrice par l’avant et que je dois systématiquement faire avancer le dentifrice dans le tube quand c’est à moi de me servir.

 

Ce dessin résume bien la situation. Suis-je le seul à être exaspéré ?

 

Mais l’écriture aide aussi si vous ne parvenez pas à dire les choses à votre conjoint.

Vous êtes peut-être une personne qui n’aime pas se plaindre… qui ne veut pas faire de problèmes… mais prendre sur soi peut devenir trop lourd. Surtout quand on est les uns sur les autres.

Je vous recommande vivement l’écriture.

Déversez votre colère par écrit avant de la déverser sur vos proches.

Vous pouvez même le faire tous les jours. Tenir un journal intime.

Ça fait l’effet d’une auto-psychothérapie. La psychothérapie vous fait avancer, car en partageant vos pensées, vous êtes naturellement contraint de donner une structure et un sens à vos paroles.

Écrire a un effet proche. Même si personne ne va vous lire, vous allez spontanément organiser vos pensées et leur donner un sens.

L’avantage de l’écriture, c’est que vous pouvez absolument tout déverser, y compris les pensées les plus abjectes… Et vous imaginez bien que cette liberté a une vertu cathartique, et donc thérapeutique.

Une précaution s’impose : personne ne doit pouvoir lire ce que vous écrivez. Déchirez, détruisez, brûlez, videz la corbeille… faites ce que vous voulez, mais empêchez quiconque de vous lire.

Pourquoi ?

D’abord, parce que peu de personnes comprennent que ces écrits ne représentent pas qui vous êtes dans votre entièreté. Et qu’inconsciemment, si vous écrivez un journal de bord, vous allez imaginer ce que les gens penseront en vous lisant. Et ça va vous bloquer.

Je vous invite à faire l’essai, puis à prendre le réflexe d’écrire chaque fois que vous êtes à bout.

Ne laissez pas les mêmes disputes se répéter

Si l’écriture ne suffit plus et qu’une dispute éclate, alors vous allez devoir parler.

Et vous avez certainement observé que les disputes ont des points de départ très différents… mais qu’elles convergent souvent pour avoir des fins qui se ressemblent.

Je vous donne un exemple. Le mari perd ses clés. “Tu perds toujours tes clés. La dernière fois, on a dû annuler nos vacances. T’as toujours été comme ça. Tu ne changeras jamais”.

Le mari répond : “Oui, mais toi tu n’es jamais satisfaite. Rien n’est jamais assez bien. Tu es comme ta mère. Je n’aurais jamais dû t’épouser”.

Je pense que vous voyez le schéma de la convergence : ce sont toujours les mêmes reproches qui ressortent…

Mon conseil, c’est d’être à l’affût, et de guetter le moment où la dispute prend la même tournure que les disputes précédentes.

À ce moment-là, interdisez-vous d’utiliser les mêmes arguments que la dernière fois. Cherchez une issue différente. Faites preuve d’imagination. Faites évoluer le débat. Dites par exemple : “C’est vrai que j’ai ce défaut, nous en avons déjà parlé. D’ailleurs, je travaille dur pour le corriger. Aide-moi s’il te plaît à imaginer une nouvelle stratégie pour en venir à bout. Les mesures que nous avions prises la dernière fois ne suffisent visiblement pas.”

Je ne vous cache pas que c’est difficile d’imaginer une fin différente quand on s’est habitué à rejouer la même scène à chaque dispute.

Notre cerveau est de nature fainéante. Vous verrez qu’il cherchera la facilité — utilisez les mêmes répliques que les fois précédentes.

Mais si vous vous forcez, vous verrez que vous aurez progressé. Et que l’ambiance à la maison pourra redevenir vivable.

Les deux mots à bannir de votre vocabulaire

Un autre conseil, c’est d’éviter les mots “toujours” et “jamais”.

Ce sont des absolus qui ne font qu’aggraver la dispute.

D’autant qu’ils ne se vérifient pas. Exemple : “De toute façon papa, tu as toujours préféré ma soeur Sabrina”. En cherchant, il y a forcément eu un jour où papa ne tenait pas Sabrina dans son coeur.

Les plantes qui calment l’ambiance

Pour vous donner un coup de pouce, pensez aux infusions de plantes. La nature regorge de plantes qui nous calment et nous détendent.

Évidemment, beaucoup auront recommencé à fumer du tabac. Au risque de vous choquer, je pense que le tabac est une plante intéressante. Je ne suis pas contre un cigare bio les soirs d’été. Et le tabac est indéniablement efficace pour se détendre.

Si l’industrie ne trafiquait pas tant les cigarettes, et si les fumeurs savaient rester mesurés, le tabac ne serait pas persécuté comme il l’est aujourd’hui.

Mais comme les soirées sont encore fraîches, je vous recommande plutôt une infusion de thé (vert ou noir) qui contient de la L-théanine qui soulage l’anxiété.

Je bois pour ma part un mélange acheté à l’Herboristerie du Palais Royal de Michel Pierre. Cette tisane contient de l’aubépine, du romarin, de l’eleuthérocoque, de l’angélique, de l’agripaume et du lotier corniculé. Dans ce mélange, c’est l’aubépine qui est la plus efficace pour réduire l’irritabilité[2].

À nouveau, tenez bon ! Et mettez cette période à profit pour régler les problèmes que vous aviez ignorés trop longtemps.

 

Sources :

Merci de ne poser aucune question d’ordre médical, auxquelles nous ne serions pas habilités à répondre.

En soumettant mon commentaire, je reconnais avoir connaissance du fait que Santé Nature Innovation pourra l’utiliser à des fins commerciales et l’accepte expressément.

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Pascal SOLAL
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Pascal SOLAL

Ce confinement peut être une chance: c’est l’occasion de se connaître soi-même un peu mieux, de connaître un peu mieux ceux avec qui on vit, de faire le point sur sa vie. Si conflits il y a, c’est l’occasion de comprendre pourquoi ils surviennent, puisqu’on a le temps de le faire.
Et si le plus insupportable, c’était justement le fait d’être ainsi mis en face de notre vie? Nous passons notre vie à fuir la réalité, ici elle s’impose à nous. C’est ça, la vraie torture.

Wagener
Invité
Wagener

C’est très curieux chez nous c’est le contraire depuis le confinement, qui n’est pas un confinement abusif étant donné que nous avons un jardin et la forêt derrière chez nous, mon mari est beaucoup plus calme, plus serviable, cette gentillesse nous permet un calme exceptionnel. Avant le stress et le rythme nous rendaient plus nerveux voire agressifs. La nervosité de l’un déteignait sur l’autre. On dort mieux, moins de bruit dans la rue et sur l’autoroute au loin…les courses se font dans le calme et chacun y met du sien.
Voilà un constat au moins Positif
Bonne chance à tous

Patin Elisabeth
Invité
Patin Elisabeth

Le problème de l’utilisation des tube de dentifrice est récurrent chez beaucoup, beaucoup de personnes, utilisez donc chacun VOTRE tube et la question sera réglée définitivement !

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