Ne devenez pas un “oublié” de Lyme - Nouvelle Page Santé

Ne devenez pas un “oublié” de Lyme

érythème dû à une piqûre de tique

Chers amis,

Certaines maladies laissent la médecine allopathique sans réelle solution…

Les patients se sentent abandonnés, livrés à eux-mêmes et se retrouvent psychologiquement et physiquement au bord du gouffre.

La maladie de Lyme fait partie de ces infections qui plongent médecins et patients dans le désarroi.

Pourtant, comme souvent, la nature peut apporter des solutions.

Sortez couverts !

La borréliose de Lyme, causée par la bactérie Borrelia burgdorferi, est transmise par une piqûre de tique.

Entre 2011 et 2018, les cas rapportés ont été multipliés par 2,51. Depuis, il y a une légère diminution, sans doute due aux campagnes de prévention et d’information.

Les tiques vivent dans les zones boisées, les herbes hautes des prairies, les jardins et les parcs.

C’est entre le début du printemps et la fin de l’automne qu’elles risquent de vous contaminer.

Heureusement toutes ne sont pas porteuses de la maladie, mais si par malheur un érythème (plaque rouge et arrondie qui s’étend en cercle autour de la zone piquée) apparaît sur votre peau après une piqûre de tique, il faut rapidement prendre en charge le problème.

30 jours peuvent s’écouler avant l’apparition de cet érythème, alors soyez vigilants après vos balades en pleine nature.

Quelques habitudes simples peuvent vous éviter de graves ennuis.

Vous pouvez commencer par appliquer un répulsif contre les tiques sur votre peau et vos vêtements.

Si vous vous promenez dans les bois ou dans des endroits où l’herbe est haute, je vous suggère de porter un pantalon long et des chaussettes hautes. Évitez la panoplie short et tongs. Couvrez-vous aussi les bras si vous pique-niquez.

Optez pour les sentiers entretenus, les chemins de terre ou de graviers.

Inspectez votre corps minutieusement en rentrant chez vous.

Si malgré toutes ces précautions vous constatez une piqûre, que faire ?

Le premier réflexe est de retirer la tique au plus vite à l’aide d’une pince spéciale vendue en pharmacie.

 

Le mieux reste de la faire retirer par le pharmacien, qui saura comment procéder pour que la tête de la tique ne reste pas accrochée et ne continue pas à propager la bactérie à votre insu.

Ensuite, prenez rendez-vous avec un médecin pour qu’il vous prescrive le traitement adéquat le plus rapidement possible. Ne laissez pas traîner.

Personnellement, voici ce que je ferais en plus, si cette mésaventure m’arrivait.

Je désinfecterais la zone touchée avec un spray acheté en pharmacie et j’y placerais ensuite une compresse imbibée d’argent colloïdal pour le reste de la journée.

Je m’imposerais une petite cure d’extrait de pépins de pamplemousse (teneur en flavonoïdes d’au moins 500 mg/100 ml) pour son action antibactérienne.

15 gouttes matin et soir dans un peu d’eau pendant 10 jours.

Une bactérie résistante de plus ?

Les bactéries multi-résistantes (BMR) sont de plus en plus fréquentes.

Parmi elles, on trouve Escherichia coli, Klebsiella pneumoniae ou encore les staphylocoques dorés.

La Borrelia semble elle aussi faire partie du club.

Je dis « semble » car le débat fait rage dans le monde médical.

Une fois de plus…

Si l’évolution est favorable lorsque la maladie est diagnostiquée et traitée précocement avec des antibiotiques, ces derniers se révèlent parfois inefficaces aux dires de certains patients.

Des symptômes chroniques s’installent alors et ils peuvent être sacrément invalidants.

Il peut s’agir de :

  • douleurs articulaires et/ou musculaires ;
  • maux de tête ;
  • troubles de la mémoire ;
  • nuque raide ;
  • fatigue ;
  • manifestations neurologiques (paralysie faciale, méningite isolée, myélite aiguë) ;
  • problèmes cutanés (comme acrodermatite lorsque la peau perd de sa souplesse et prend une apparence évoquant une feuille de papier froissée, plissée ou fendillée).

Pourtant, l’existence même d’une maladie de Lyme chronique est rejetée par beaucoup de spécialistes.

Le mercredi 3 juillet 2019, pour s’élever contre l’abandon des personnes atteintes par la maladie, une trentaine de députés et de sénateurs français ont fini par demander aux autorités sanitaires de « mettre fin au déni » entourant la maladie de Lyme.

Une façon de soutenir le mouvement « Ensemble contre Lyme », qui protestait ce jour-là dans les rues de Paris contre l’absence de reconnaissance par le corps médical de la forme chronique de la maladie2.

Quelques médecins étaient aussi montés au créneau pour témoigner de la souffrance de leurs patients.

Nathalie Caradot, médecin à Lyon, résumait tristement la situation.

Extraits choisis :

« Il faut être courageux pour traiter ces patients, c’est dangereux pour une carrière d’être un DocLyme, on risque des poursuites, on est vite inquiétés par le Conseil de l’ordre, dénoncés par des confrères qui nient la maladie… »

« C’est insupportable de voir tant de patients s’entendre dire que tout ça est dans leur tête, ils souffrent vraiment. »

Depuis rien n’a véritablement changé…

Bernard Christophe, Didier Raoult :
même combat ?

Je comprends parfaitement le sentiment de désespoir et de révolte qui anime les victimes de la borréliose (autre nom de la maladie de Lyme).

D’autant plus qu’on entrave systématiquement le travail de ceux qui souhaitent véritablement lutter contre cette maladie.

Le plus connu des traitements naturels est le Tic Tox, ou devrais-je dire était car l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire et des produits de santé) l’a interdit à la vente en France.

Mis au point par Bernard Christophe, un pharmacien spécialisé en phyto-aromathérapie, ce remède était vendu par le laboratoire Nutrivital.

Motif officiel de l’interdiction : le Tic Tox contient de l’huile essentielle de sauge…

Sachant que la quantité est en dessous des normes considérées comme toxiques on est en droit de s’interroger.

Bernard Christophe travaille depuis bien longtemps sur la maladie de Lyme, mais l’homme est excessif, à l’image du professeur Raoult. Lui a-t-on fait payer son indépendance et sa vision à contre-courant ?

Aujourd’hui, c’est la fabrication du Tic Tox et son utilisation qui sont considérées hors la loi !

Quelques grands noms comme le professeur Luc Montagnier plaident pour un traitement antibiotique au long cours jusqu’à disparition complète des germes plutôt que de se contenter des 15 jours systématiquement prescrits.

Bon courage à ceux qui choisiraient cette voie pour trouver un médecin qui acceptera cette solution.

Et bon courage à Luc Montagnier qui doit faire face aux critiques les plus stériles face à cette prise de position.

Ce que vous pouvez faire avec la phytothérapie

Les plantes, et notamment les huiles essentielles, font preuve d’une certaine efficacité pour limiter les symptômes à défaut de guérir.

Une synergie donne de bons résultats et se rapproche du Tic Tox dans sa composition. Elle n’est pas interdite à la commercialisation car le fabricant ne fait aucune allusion à la maladie de Lyme pour vanter les mérites de son produit et elle ne contient pas de sauge.

Ce complexe d’huiles essentielles se nomme Alternativ’aroma Bio et vous pouvez l’acheter sur Internet3.

Vous avez le choix entre des capsules à avaler avec un verre d’eau (entre deux et six par jour) ou la forme liquide traditionnelle (20 gouttes une à trois fois par jour sur un support neutre ou dans un verre d’eau).

Lisez les recommandations du fabricant avant toute utilisation.

Une cure de 3 mois me semble un bon traitement d’attaque pour juger d’une amélioration ou pas.

Attention toutefois : la Borrelia est particulièrement réactive et lorsqu’elle est attaquée elle peut générer des réactions inflammatoires.

Dans ce cas, il faut interrompre le traitement.

Si vos articulations sont touchées vous pouvez faire une cure de curcumine qui possède de bonnes propriétés anti-inflammatoires4.

Sous forme de complément alimentaire je vous recommande une posologie de 200 mg à 600 mg par jour. À noter que la pipérine, l’un des principes actifs du poivre, multiplie la biodisponibilité de la curcumine et potentialise son action. Vous pouvez trouver des gélules ou des mélanges liquides en magasin bio qui associent les deux.

Attention le curcuma est contre-indiqué pour certaines personnes5.

Une gélule (500 mg) matin et soir de griffe de chat (Uncaria tomentosa) peut être envisagée en plus.

Là aussi, attention aux contre-indications6.

Je vous recommande de faire une pause de 15 jours tous les deux mois.

Il faut parfois des cures de 4 à 6 mois pour avoir des résultats durables.

Certains extraits de plantes ont été testés in vitro par des chercheurs7.

Les résultats de leurs travaux, parus en 2020, ont mis en évidence deux plantes qui seraient plus efficaces que les antibiotiques prescrits en cas de borréliose (doxycycline et céfuroxime).

Il s’agit de la renouée du Japon (Polygonum cuspidatum) et de la quinine du Ghana (Cryptolepis sanguinolenta). Même à de faibles concentrations, les extraits de ces deux plantes détruisent la Borrelia.

Des compléments contenant ces plantes sont disponibles sur Internet.

La renouée du Japon devra être prise à raison de 1 à 4 gélules de 500 mg, 3 à 4 fois par jour pendant plusieurs mois. Vous la trouverez parfois sous le nom de Resveratrol qui est la substance active de la plante.

Demandez l’avis à votre médecin si vous avez des traitements en cours et prenez garde aux contre-indications8.

Quant à la quinine du Ghana je pense qu’elle est plus difficile à trouver. Un site allemand propose une teinture mère. La posologie préconisée par le fabricant est de 22 gouttes (1 ml), 3 fois par jour.

Je n’ai pas trouvé d’informations concernant les contre-indications. Renseignez-vous auprès de votre médecin ou du fabricant.

Un dernier conseil : il me semble important de drainer un peu l’organisme pendant ces cures pour éliminer les toxines induites par la maladie.

Utilisez des diurétiques naturels comme l’aubier de tilleul qui draine en même temps le foie et les reins (les drainages sont à éviter si vous avez des calculs ou si vous suivez un traitement contre l’hypertension)

Vous le trouverez en ampoules à boire ou sous sa forme brute (bâtonnets). Je préfère la deuxième solution à titre personnel.

Mettez environ 40 g d’aubier dans un litre d’eau froide, portez à ébullition pendant 20 minutes sans couvrir la casserole.

Buvez la totalité de la décoction dans la journée deux à trois fois par semaine pendant 15 jours. À renouveler tous les mois.

Ne vous résignez pas, soyez patients, et tenez-moi au courant de l’évolution de vos symptômes.

Je suis de tout cœur avec vous.

À très bientôt,

Laurent des éditions Nouvelle Page

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Sources :

Merci de ne poser aucune question d’ordre médical, auxquelles nous ne serions pas habilités à répondre.

En soumettant mon commentaire, je reconnais avoir connaissance du fait que les éditions Nouvelle Page pourront l’utiliser à des fins commerciales et l’accepte expressément.

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Morin
Morin
13 jours il y a

Vous offrez ces « cadeaux » aux nouveaux abonnés , c’est cool , les bonnes pommes à cueillir!
Et que faites vous pour ceux qui sont déjà abonnés ????

Alexandre BUCHMANN
Alexandre BUCHMANN
13 jours il y a

Bonjour à tous. Pour les tiques, la meilleure manière de s’en protéger c’est la prévention. Donc, si vous allez en promenade, le minimum, c’est une paire de chaussures et des soquettes. Au retour : inspection, et si une tique est présente, mais qu’elle ne vous a pas encore mordu, un truc simple, style system D : la capturer en appliquant sur elle un morceau de sparadrap ou d’élastoplast. Elle se retrouvera les huit fers en l’air, et il suffira de replier sans état d’âme le sparadrap sur elle. Et si elle a mordu, l’extraire en suivant les conseils du présent… Lire la suite »

robert
robert
13 jours il y a

article tres interessant! cela dit je pense qu il est inutile de s affoler en ce qui concerne lyme. je bosse en pleine nature depuis quarante ans et je n ai jamais etè mordu par une tique.

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