Covid-19, l’infection aux 1 000 visages - Nouvelle Page Santé

Covid-19, l’infection aux 1 000 visages

medecin assise sur lit d'hopital regardant au loin

Chers amis,

Nous avons tous cru au début de l’épidémie que les symptômes de la Covid-19 étaient peu ou prou les mêmes que ceux d’une grippe.

Pourtant, les chercheurs du  King’s College au Royaume-Uni1 ont classé les formes de la Covid-19 en six clusters de symptômes.

  1. Cluster grippal sans fièvre : Maux de tête, perte de goût et d’odorat, toux, maux de gorge et courbatures.
  2. Cluster grippal avec fièvre : Mêmes symptômes que pour le cluster 1 mais avec en plus une perte d’appétit et de la fièvre (souvent trois jours à 38,5° ou plus).
  3. Cluster gastro-intestinal : Il fait état de diarrhée, vomissements, douleurs abdominales, perte d’odorat et d’appétit, maux de tête, maux de gorge, douleurs thoraciques. En général, il n’y a pas de toux associée.
  4. Cluster fatigue : Fatigue, maux de tête, perte d’odorat, toux, douleurs thoraciques et fièvre. Ce groupe est susceptible de développer une forme plus grave que les trois précédents, car il s’avère que 8,6 % des personnes appartenant à ce cluster ont besoin d’une assistance respiratoire.
  5. Cluster confusion : Un état de confusion est rapporté en plus des symptômes énumérés dans le quatrième groupe. Environ 10 % d’entre elles auront besoin d’une assistance respiratoire. Des troubles neurologiques ont également été signalés. On parle alors de vertiges dans la plupart des cas.
  6. Cluster abdominal et respiratoire : C’est le groupe le plus inquiétant. En effet près de la moitié des personnes devront être hospitalisées et environ un cinquième auront besoin d’une assistance respiratoire. Quasiment tous les symptômes sont présents (fièvre, maux de tête, toux, détresse respiratoire, problèmes intestinaux, fatigue intense, courbatures, confusion…)

À ces six groupes répertoriés par les chercheurs, j’ajouterais un septième groupe qui semble de plus en plus courant : le cluster dermatologique.

Les atteintes de la peau surviennent généralement quelques jours après l’apparition des premiers symptômes typiques du coronavirus.

Il s’agit de taches rouges (érythème) sur le visage, de crises d’urticaire et de réactions inflammatoires douloureuses au niveau des orteils. Certains malades ont subi ces désagréments durant plusieurs mois après leur guérison.

Plus rarement, une perte auditive survient. Ce nouveau symptôme a été mis en avant en octobre 2020 par des médecins britanniques dans la revue BMJ Case Reports. Ce sont des cas graves qui ont été touchés et ils ont été traités efficacement à l’aide de stéroïdes.

Pourquoi une forme plutôt qu’une autre ?

Pour le moment, on suppose que cela s’explique par le fait que nous sommes tous plus ou moins uniques.

Nous vivons dans des environnements différents, nous avons un régime alimentaire qui nous appartient, nous possédons nos caractéristiques génétiques propres, nous avons des pathologies chroniques différentes et un accès aux soins inégal.

Les symptômes dépendent aussi de la charge virale reçue.

La façon dont nous avons été contaminés  (nez, bouche, œil…) entre aussi en jeu. On sait par ailleurs que les enfants développent des formes particulières, plutôt axées sur les seuls troubles gastro-intestinaux.

L’après Covid, parfois pire que la maladie

Les témoignages de malades laissent entendre qu’être guéri ne signifie pas être sorti d’affaire. Loin s’en faut.

Quelques semaines après avoir eu une infection au coronavirus, même bénigne, des patients se plaignent d’un retour de leurs symptômes. C’est le syndrome post-covid (ou covid long).

Le test PCR est négatif. Ils ne présentent plus les symptômes de l’infection aiguë (plus de fièvre ou de toux) mais sont essoufflés au moindre effort, ils ont mal à la tête, aux côtes, au sternum, au cou quand ils s’activent. Ils ont également la tête qui tourne dans la journée.

Dans certains cas, la fatigue persiste plusieurs mois après. Il n’est pas rare de voir des états dépressifs apparaître, ainsi que des douleurs articulaires et musculaires persistantes.

Des complications éventuelles sont à surveiller car l’organisme et le système respiratoire en particulier sont affaiblis.

Le risque se situe au niveau des pneumopathies ou des embolies pulmonaires. La bonne santé du système cardio-vasculaire doit également monopoliser l’attention.

Cette persistance des symptômes est extrêmement handicapante au quotidien. Le retour au travail est souvent impossible. Être limité dans ses activités peut faire boule de neige et mener à l’isolement et à des formes de dépression sévères.

Comprendre pour agir  

Comme vous le savez, je n’aime pas me résigner. Nous pouvons agir mais pour cela il faut analyser les données dont nous disposons.

Une distinction importante doit être faite entre deux types de symptômes post-ovid.

  1. Il y a ceux qui sont dus à une inflammation persistante qui correspond à la phase normale de convalescence.
    L’organisme s’est vaillamment défendu et il est tout à fait normal d’être fatigué, voire un peu déprimé, une fois la bataille terminée. Beaucoup de patients racontent que quelle que soit la gravité de leur infection, ils ont perdu de quatre à dix kilos.
    Or, une perte de poids rapide intensifie la fatigue. Quelques jours de repos, la reprise progressive d’une activité physique, une bonne alimentation, et l’on retrouve toutes ses facultés.
  1. En revanche, si plusieurs semaines ou mois après la maladie on ressent encore des douleurs, de l’épuisement, des troubles neurologiques il faut alors commencer à se dire que tout cela n’est pas normal.

Pour comprendre je me suis penché sur des études médicales récentes2. Voici ce qu’elles en disent (c’est un peu technique, mais en voilà un résumé).

Notre cerveau est doté de son propre mode de nettoyage, que l’on appelle le système glymphatique : une sorte d’évacuation des égouts cérébraux.

Or, le virus est capable de pénétrer dans notre cerveau par les voies ORL, à partir desquelles il déclenche des inflammations, notamment par des cellules appelées cytokines.

Ces cytokines perturbent la fonction nettoyage de notre cerveau, et, en migrant vers l’hypothalamus, provoqueraient alors :

  • un dérèglement du cycle sommeil / éveil ;
  • un dysfonctionnement cognitif ;
  • et une fatigue profonde et continue.

La colonne vertébrale serait elle aussi touchée, ce qui pourrait expliquer les douleurs chroniques un peu partout dans le corps.

Agir au plus vite 

Dès la fin de la phase aiguë et même si vous vous sentez bien mieux, je vous suggère de mettre en place une stratégie de remise sur pieds préventive.

D’après les recherches il semblerait que la persistance d’une inflammation généralisée soit la principale source du syndrome post-covid.

Je vous propose donc deux axes pour éviter ou atténuer les problèmes qui s’ensuivent.

  • Agir sur la circulation des fluides. 

On le sait, une bonne circulation, c’est favoriser l’élimination des toxines.

Une cure de Ginkgo Biloba est tout indiquée.

3 comprimés (40 mg) par jour. Attention : si vous prenez un traitement anticoagulant. Se référer alors à votre médecin traitant.

L’hamamélis, dont les feuilles sont riches en flavonoïdes et en tanins, présente l’avantage d’avoir un effet anti-inflammatoire très intéressant.

En infusion, boire 3 tasses au maximum par jour (une cuillère à café de feuilles d’hamamélis par tasse, infusée pendant une petite quinzaine de minutes).

Pour la teinture mère d’hamamélis, la dose conseillée est de 3 ou 4 ml 3 fois par jour.

En gélules (290 mg), 1 à 3 prises au moment des repas. Ne pas dépasser la dose de 6 gélules par jour.

En parallèle, stimulez votre foie pour qu’il puisse éliminer plus efficacement les toxines. Un complexe radis noir-artichaut en cure d’un mois peut y aider. Une à trois ampoules par jour sur un mois en général.

Attention : en cas de fatigue intense, faites l’impasse sur cette cure qui risque d’accentuer cette sensation.

  • Lutter contre l’inflammation

Privilégiez en premier lieu une alimentation comme le régime méditerranéen ou le régime du Dr Weil3.

Je vous recommande en parallèle une cure de curcumine et poivre noir. 500 mg à 1500 mg par jour.

Côté huiles essentielles :

  • le pin sylvestre est un anti-inflammatoire respiratoire.

En inhalation : versez quelques gouttes de pin sylvestre dans un bol d’eau bouillante et respirez les vapeurs 5 minutes. 3 fois par jour.

  • La gaulthérie, pour soulager les douleurs.

Diluez 1 goutte de gaulthérie couchée dans 4 gouttes d’huile d’arnica et massez les zones douloureuses, 4 fois par jour.

Attention : les personnes allergiques à l’aspirine devront s’abstenir.

Deux derniers conseils :

  • faites une cure de zinc et de fer ;
  • reprenez une activité physique même très légère.

Je souhaite un rétablissement rapide à ceux et celles qui ont été ou sont encore victimes de la covid-19. J’espère que ce moment passé en ma compagnie vous aura aidé.

Et vous, connaissez-vous des gens qui souffrent de ce Covid long ? Comment s’y prennent-ils pour surmonter cette épreuve ? Partagez votre expérience dans les commentaires en cliquant ici.

À bientôt,

Laurent des éditions Nouvelle Page

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Sources :

Merci de ne poser aucune question d’ordre médical, auxquelles nous ne serions pas habilités à répondre.

En soumettant mon commentaire, je reconnais avoir connaissance du fait que les éditions Nouvelle Page pourront l’utiliser à des fins commerciales et l’accepte expressément.

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Pivoine
Pivoine
27 jours il y a

Le « covid-19 » n’est rien d’autre qu’une pneumopathie, et dans les cas + graves, une bronchopneumopathie – quand ce n’est pas une pneumonie, pour les cas moins graves. Rien d’étonnant à ce que de nombreux organes soient touchés, et qu’une immense fatigue survienne.
Rappelons que dans les cas de pneumopathie, les poumons ne pouvant plus fonctionner correctement, il y a un manque d’oxygène, ce qui affecte le cœur, ainsi que le cerveau, les muscles, etc.
Les médecins le savent, mais comme le grand public l’ignore, on en profite pour affoler la population !

Caroline Gabant
27 jours il y a

En fait, en gros, le Covid n’est responsable ni des corps au pieds ni de la pousse des poils dans les oreilles, sinon, pour le reste ….
On dira que je fais du mauvais esprit mais en fait, non … Je me contente d’utiliser ce que j’ai appris il y a très très très longtemps (au siècle dernier, imaginez), lire !

Louise Jura
Louise Jura
27 jours il y a

Bonjour, Bon écoutez, c’est bien gentil mais toutes ces catégories de symptômes dont vous parlez, nous les connaissons bien, même si nous n’avons pas étudié à King’s College; et nous les vivons depuis x années; ils existaient bien avant mars 2020! Ce sont les symptômes de la grippe lambda et des variantes suivantes, de l’hypothyroïdie, de la fibromyalgie, de l’EM/SFC etc etc et je vous assure que ce n’est pas dans la tête! On ferait mieux de faire un effort pour soigner ces dernières pathologies correctement! Vous avez oublié le brain fog, c’est le pire: c’est la déliquescence, la non décision,… Lire la suite »

JEAN
JEAN
20 jours il y a

Bonjour, j’ai eu le Covid il y a 2 semaines (variant anglais au PCR): Fièvre à 38 / 38,5°C durant 7 jours, légère toux, nez encombré, et fatigue. Les symptômes n’ont pas été très forts, un peu plus qu’un rhume, mais beaucoup moins qu’une grippe saisonnière. J’ai 52 ans, pas de comorbidité, mais une fragilité aux poumons suite à un épisode de pneumopathie qui a laissé des séquelles. J’ai surveillé température, saturation, et tension, 3 fois par jour. Les constantes étaient stables et correctes. Je me suis supplémenté en Zinc, Vit D, Vit C, Proteochoc, et Echinacee. Le médecin a… Lire la suite »

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