Avec l’âge, notre organisme devient plus sensible aux déséquilibres qui peuvent affecter notre énergie, nos articulations, notre sommeil ou encore notre digestion.
Parmi eux, l’équilibre acido-basique joue un rôle central.
Fatigue chronique, douleurs articulaires, déminéralisation ou sensation d’épuisement peuvent parfois être liés à un terrain devenu trop acide avec le temps.
Heureusement, il existe des solutions simples !
Un équilibre fragile mais indispensable
Notre sang possède naturellement un pH légèrement alcalin, compris entre 7,35 et 7,45.
L’organisme est une horlogerie de grande précision et le maintien de ce pH est indispensable à son bon fonctionnement.
Un peu trop d’acidité ou d’alcalinité (on parle alors d’alcalose) et les ennuis de santé pointent le bout de leur nez.
Pour rappel, sur une échelle de 0 à 14 :
- un pH inférieur à 7 correspond à un milieu acide ;
- un pH supérieur à 7 indique un milieu alcalin ;
- 7 représente la neutralité.
Même si le corps dispose de mécanismes extrêmement performants pour maintenir cet équilibre, celui-ci peut être fragilisé par notre mode de vie qui a tendance à nous mener rapidement à l’acidose.
Le stress chronique, une alimentation déséquilibrée, le manque de sommeil, la sédentarité ou encore certains excès sportifs favorisent progressivement l’acidification du terrain.
Pour limiter ces variations, l’organisme mobilise plusieurs systèmes de régulation :
- les poumons, qui éliminent une partie des acides sous forme de dioxyde de carbone ;
- les reins, chargés d’évacuer les excès via les urines ;
- les systèmes tampons, qui utilisent notamment des minéraux alcalins pour neutraliser les acides en surplus.
Lorsque ces mécanismes sont dépassés, l’organisme peut alors entrer dans un état appelé acidose.
Quand l’organisme devient trop acide
L’acidose correspond à une augmentation excessive de l’acidité dans le corps.
C’est le déséquilibre le plus fréquent, l’alcalose étant beaucoup plus rare.
Même si nous pouvons être concernés à tous âges, chez les seniors la tendance à l’acidité est souvent accentuée par :
- une diminution progressive des capacités d’élimination ;
- un manque d’activité physique ;
- certains traitements médicamenteux ;
- ou encore le stress et la fatigue accumulés.
Plusieurs signes peuvent alors apparaître progressivement : fatigue persistante, douleurs musculaires, crises inflammatoires (goutte), raideurs articulaires, maux de tête récurrents, troubles digestifs, sommeil peu réparateur ou sensation générale de manque d’énergie.
Des cheveux cassants, des ongles fragiles, une peau plus sèche sont également des signes qui doivent alerter.
Ces manifestations ne signifient pas automatiquement qu’une acidose est présente, mais elles peuvent constituer des signaux d’alerte lorsqu’elles s’installent durablement ou reviennent régulièrement gâcher le quotidien.
L’alimentation moderne : première responsable du déséquilibre
Contrairement aux idées reçues, les aliments au goût acide comme le citron ou certains fruits ne sont pas forcément les plus acidifiants pour l’organisme.
Le citron, par exemple, possède un effet plutôt alcalinisant une fois métabolisé.
Les véritables responsables sont souvent ailleurs : excès de protéines animales, produits industriels, sucres raffinés, céréales ultra-transformées, excès de laitages et consommation excessive de certains excitants comme le café.
Lorsque ces aliments sont consommés en grande quantité, leur digestion produit davantage de déchets acides que l’organisme doit neutraliser puis éliminer.
À l’inverse, les végétaux riches en minéraux contribuent à rééquilibrer le terrain, tout comme les légumes verts, les herbes aromatiques, les épices douces et la majorité des fruits.
En consommer chaque jour est nécessaire pour préserver l’équilibre ou le retrouver.
Attention, certains végétaux sont de faux amis.
Je pense aux épinards, à la rhubarbe, à l’oseille, au chocolat, au thé, qui sont, par exemple, de grands pourvoyeurs d’acide.
Le rôle clé des minéraux
Lorsque l’organisme doit neutraliser trop d’acides, il va chercher des réserves alcalines là où il peut les trouver.
Et malheureusement, ces réserves se situent souvent dans les os, les cartilages et certains tissus riches en minéraux.
Sur le long terme, cette compensation peut favoriser une forme de déminéralisation progressive.
C’est pourquoi de nombreux spécialistes considèrent que l’acidification chronique du terrain peut participer à l’aggravation de certains troubles liés à l’âge comme :
- la fragilité osseuse ;
- l’inconfort articulaire ;
- l’arthrose ;
- l’ostéoporose ;
- ou encore la sensibilité dentaire.
Bien entendu, ces problèmes ont des causes multiples. Mais soutenir l’équilibre acido-basique constitue souvent une approche complémentaire indispensable dans une démarche globale de prévention.
Recomposer son assiette en douceur
Quelques habitudes simples peuvent déjà faire une grande différence :
- Privilégiez une grande portion de légumes à chaque repas. Idéalement, ils devraient représenter environ les deux tiers de l’assiette.
- Consommez les protéines animales avec modération et évitez de multiplier les sources au cours d’un même repas.
- Associez des légumineuses aux légumes, ce qui permet un apport intéressant en fibres et en minéraux.
- Essayez également de réduire les produits ultra-transformés, souvent pauvres en nutriments protecteurs.
- Réduisez drastiquement votre consommation de produits laitiers.
- Pour trouver du calcium et du magnésium tournez-vous plutôt vers les oléagineux (graines, noix, etc.) et les produits de la mer.
- Enfin, pensez à bien vous hydrater tout au long de la journée. Une hydratation suffisante soutient le travail des reins et facilite l’élimination des déchets acides.
Si vous avez des doutes et souhaitez mesurer l’acidité de votre organisme, vous pouvez effectuer une analyse urinaire via un test ENA (excrétion nette d’acide) qui se fait en laboratoire.
Ce test est bien plus précis que les bandes urinaires disponibles en pharmacie. Vous pouvez aussi faire un test sanguin si votre médecin accepte de vous le prescrire.
Avez-vous des signes qui vous font penser à de l’acidose ?

