« Bec sucré » ? Gare à la candidose ! – Nouvelle Page Santé

« Bec sucré » ? Gare à la candidose !

Les fruits confits…

À l’approche de Noël, je me souviens qu’ils étaient incontournables sur la table de ma grand-mère.

Je n’en ai pas mangé depuis une éternité, et pour cause.

Je connais aujourd’hui les terribles méfaits du sucre, c’est pourquoi je n’en consomme que rarement.

J’avoue pourtant que le confinement me soumet parfois à la tentation.

Certains d’entre nous y succombent sans remords, plongeant et replongeant leur main dans le paquet de Schokobons

Loin de moi l’idée de vous blâmer.

Simplement, je me dois de vous mettre en garde, en toute bienveillance.

Du sucre, ou je fais un malheur !

Être enfermé chez soi peut être très douloureux.

Surtout lorsqu’on vit seul.

L’ennui s’installe, et la déprime finit par nous envahir.

Bien souvent, par réflexe, c’est vers la nourriture qu’on se tourne pour trouver du réconfort.

La raison est simple : manger active les circuits du plaisir et de la récompense dans le cerveau.

C’est le meilleur rempart à la frustration.

Le problème c’est qu’on finit par grignoter en permanence, et surtout on cède à une irrésistible envie de sucre.

Gâteaux, bonbons, chocolat, sodas, viennoiseries tout y passe !

Mais d’où vient cette appétence parfois incontrôlable pour le sucré ?

Votre cerveau vous joue des tours

Notre cerveau produit un antidépresseur naturel : la sérotonine.

C’est l’hormone du bonheur.

Elle nous procure un sentiment de bien-être, de détente, et aussi, elle agit sur la satiété.

En période de stress, d’incertitude, voire de chamboulement comme celle que nous vivons actuellement, on produit souvent moins de sérotonine.

Si la dépression est le mal du siècle, ce n’est pas sans raison.

De nombreux autres facteurs contribuent à affaiblir la production de sérotonine :

  • une carence en certains micronutriments nécessaires à la synthèse de la sérotonine (vitamine B6, vitamine D, acides aminés) ;
  • un régime trop strict, du fait des carences qu’il entraîne ;
  • une constipation chronique ;
  • une consommation régulière de médicaments ou de contraceptifs ;
  • une consommation insuffisante de protéines et notamment d’un acide aminé, le tryptophane ;
  • une mauvaise digestion ;
  • une flore déséquilibrée (95 % de la sérotonine provient de l’intestin) ;
  • une mauvaise alimentation ;
  • un état de stress prolongé.

Lorsque nous consommons du sucre, tout un mécanisme chimique se met en marche : le pancréas sécrète de l’insuline, qui permet de faire pénétrer le sucre dans les cellules, ce qui facilite l’arrivée du tryptophane, un acide aminé essentiel, dans le cerveau, où il se transforme en sérotonine… et c’est l’explosion de bonheur !

Notre cerveau est accro ! Il en redemande encore et encore.

Parfois, jusqu’à la dépendance.

Quand le moral est au trente-sixième sous-sol, manger sucré devient un réflexe.

C’est votre cerveau qui vous le dit !

Candidat à la candidose ?

Cela dit, soyons indulgents avec nos cellules grises : le cerveau n’est pas le seul responsable de l’irrésistible appel du sucre.

Un organisme, tapis dans l’ombre de notre intestin, tisse un piège vicieux à notre insu.

Le sournois orchestrateur de cette machination porte un nom digne d’un méchant dans James Bond : candida albicans.

Pourtant il est bien innocent… en apparence !

C’est un champignon (une levure plus exactement) naturellement présent dans nos intestins et qui se fait d’ordinaire tout à fait discret.

En règle générale, les bonnes bactéries de notre flore intestinale veillent à ce qu’il se tienne tranquille.

Mais si nous avons tendance à consommer du sucre en grande quantité, Candida va peu à peu dévoiler son vrai visage.

Parce que le sucre c’est vraiment son truc.

Il adore ça et il en tire sa force.

Chez un amateur de sucre, il va se développer, jusqu’à prendre la place des bonnes bactéries.

Et il ne s’arrête pas là ! Candida albicans est capable de passer la barrière hématoencéphalique et d’inciter notre cerveau à consommer toujours plus de sucre.

Le déloger est alors extrêmement difficile.

Le sucre qui vous veut du bien…

Si le confinement est pour vous la source de toutes les tentations commencez par suivre cette règle simple : misez sur les sucres lents (ou glucides complexes).

Donnez à votre cerveau ce qu’il réclame mais sans les inconvénients majeurs du sucre rapide (ou glucides simples)1.

Pour rappel les sucres simples ou sucres rapides que l’on trouve un peu partout sont source de : mycoses, problèmes cutanés, diabète, problèmes cardio-vasculaires, maladies dégénératives (oculaires, mentales), cancers (notamment celui du pancréas), obésité, troubles digestifs, troubles hépatiques, problèmes dentaires.

Les sucres lents contenus dans les céréales complètes sont bien mieux tolérés et ont l’avantage de perdurer dans l’organisme et de fournir de l’énergie bien plus longtemps.

Contrairement aux glucides simples qui, libérés rapidement, provoquent des pics d’insuline.

Pâtes, riz, féculents (pommes de terre, haricots blancs et rouges, lentilles, patates douces…) doivent s’inviter à votre table au moins une fois par jour.

Fermez la porte aux tentations sucrées

Composez une flore en béton avec les pré- et probiotiques

Commencez par une cure de probiotiques de 2 mois, puis entretenez-la avec des prébiotiques.

Rien de plus simple : consommez quotidiennement des fibres.

Mettez-vous aux aliments fermentés : choucroute, miso, tempeh, jus de légumes lacto-fermentés, kombucha, kéfir (probiotiques).

Vous trouverez de quoi ravir votre microbiote dans l’artichaut, l’asperge, l’oignon, le poireau, l’avoine, le chou, les pommes de terre, la banane (prébiotiques).

Soyez zen

Le stress appelle le sucre.

Buvez des tisanes apaisantes (valériane, tilleul, verveine).

Prenez soin de votre moral en pratiquant une activité qui vous fait du bien chaque jour.

Cela doit devenir un rituel dès que vous sentez que votre moral baisse ou que les envies de sucre pointent le bout de leur nez.

Méditez, faites du yoga, lisez, faites du sport (en extérieur si possible), dansez…

Et occupez-vous, car l’inaction appelle le grignotage.

Utilisez le pouvoir « anti-fringale » des plantes

Les huiles essentielles de cannelle de Ceylan et de giroflier trompent le cerveau et donnent une impression de satiété. Respirez-les directement au flacon dès que vos placards vous font de l’œil.

Le konjac est un coupe-faim efficace. Prendre de 1 à 3 gélules avec un grand verre d’eau.

Le chrome : l’argument anti-sucre en béton

C’est l’oligo-élément anti-sucre par excellence.

Il facilite son assimilation par les cellules, permet la régulation du taux d’insuline dans le sang, et la stabilisation de la glycémie souvent responsables des pulsions sucrées2.

Un déficit en chrome peut conduire à un attrait important pour le sucre.

Dans l’alimentation on le trouve entre autres dans : la levure de bière, les abats, le jaune d’œuf, les crustacés, les moules, les flocons d’avoine, les brocolis, les haricots verts, les noix, le germe de blé, les céréales complètes, le cresson, le thym.

En compléments alimentaires vous pouvez vous appuyer sur une cure de picolinate de chrome : 0,05 à 0,2 mg (soit 50 à 200 µg) pendant 2 mois (recommandation de l’Anses).

Pour ne pas finir aussi confits que les gourmandises de ma grand-mère, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Prenez soin de vous.

À bientôt,

Laurent des Éditions Nouvelle Page

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Sources :

Merci de ne poser aucune question d’ordre médical, auxquelles nous ne serions pas habilités à répondre.

En soumettant mon commentaire, je reconnais avoir connaissance du fait que Santé Nature Innovation pourra l’utiliser à des fins commerciales et l’accepte expressément.

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Cardenas
Cardenas
1 mois il y a

Pour être sûr de ne pas être tentée par le grignotage, je n’en stocke pas, seulement du chocolat noir bio à 92 % de cacao…

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