Les problèmes de santé liés au psoas - Nouvelle Page Santé

Les problèmes de santé liés au psoas

Lorsqu’on évoque les douleurs lombaires, les tensions du bassin ou même certains troubles liés au stress chronique, un muscle revient de plus en plus souvent dans les discussions des thérapeutes : le psoas.

Ce muscle profond révèle aujourd’hui toute son importance dans l’équilibre global du corps.

Situé au carrefour du système musculo-squelettique, digestif et nerveux, il joue un rôle bien plus vaste que ce que l’on imaginait.

Le psoas : un pont entre le haut et le bas du corps

Le psoas est constitué de deux muscles et il possède une caractéristique unique : c’est le seul muscle reliant directement la colonne vertébrale aux membres inférieurs.

Cette position stratégique lui permet d’assurer plusieurs fonctions essentielles :

  • maintenir l’équilibre en position debout ;
  • participer à la marche ;
  • permettre la montée des escaliers ;
  • lever la cuisse vers le tronc ;
  • contribuer à la mobilité du bassin.

Chaque pas que nous effectuons mobilise ce muscle discret mais indispensable.

Pour résumer : à chaque fois que vous rapprochez votre cuisse de votre tronc, votre psoas travaille.

Un muscle fragilisé par notre mode de vie moderne

Notre corps n’a pas été conçu pour rester assis huit à dix heures par jour. Or, c’est souvent le cas pour beaucoup d’entre nous.

Le psoas demeure alors dans une position raccourcie pendant de longues périodes.

Progressivement, il s’adapte à cette longueur réduite et perd de sa souplesse.

Cela modifie peu à peu l’équilibre mécanique de l’ensemble du bassin et peut devenir problématique dans bien des situations.

Avec le temps, le psoas raccourci exerce une traction constante sur les vertèbres lombaires et le bassin. Cette tension permanente favorise alors l’apparition de douleurs lombaires, de raideurs articulaires et de compensations posturales qui aggravent encore un peu plus tous ces problèmes.

Les états inflammatoires chroniques, si fréquents de nos jours, sont également délétères pour le psoas.

Un autre facteur, plus surprenant celui-là, peut également lui causer bien des misères.

Lorsqu’un danger survient, réel ou perçu, notre organisme active automatiquement le système nerveux sympathique : augmentation du rythme cardiaque, mobilisation de l’énergie, préparation à l’action.

Dans ce contexte, le psoas joue un rôle majeur. Il prépare le corps à courir, à fuir ou à se recroqueviller pour se protéger.

Pendant des milliers d’années, cette réaction était ponctuelle, suivie d’une réaction physique intense puis d’une phase naturelle de récupération.

Aujourd’hui, la situation est différente.

Les menaces ne sont plus principalement physiques mais psychologiques (pression professionnelle, stress constant, manque de sommeil, surmenage etc.) et cela change tout : le cerveau active régulièrement le système nerveux sympathique sans que le corps puisse réellement décharger cette énergie par la fuite ou le combat.

Résultat : le psoas demeure en état de vigilance permanente et cette tension chronique l’épuise jusqu’au jour où…

Lorsque le psoas souffre

Lorsque le muscle se raccourcit ou se rigidifie, plusieurs manifestations peuvent apparaître :

  • douleurs lombaires ;
  • douleurs dans le pli de l’aine ;
  • gêne à la marche ;
  • douleurs lors du passage assis-debout ;
  • limitation de la mobilité du bassin ;
  • sensation de blocage dans le bas du dos.

Dans certains cas, la tension du psoas peut engendrer des pathologies plus complexes comme la cruralgie (inflammation du nerf crural dont les symptômes sont proches de ceux de la sciatique), ou encore des douleurs chroniques du bassin.

Lorsque cette situation perdure, plusieurs adaptations mécaniques apparaissent comme L’hyperlordose lombaire : Le psoas qui tire continuellement sur les vertèbres lombaires favorise une accentuation de la courbure naturelle du bas du dos.

Les spécialistes citent également « l’amnésie des fessiers » : lorsque le psoas reste constamment contracté, les muscles fessiers deviennent progressivement moins efficaces. Le corps perd alors une partie de sa stabilité et augmente encore davantage les contraintes sur la région lombaire.

N’oublions pas non plus que le psoas se situe au cœur de la cavité abdominale, au contact de nombreuses structures digestives.

Cette proximité anatomique explique pourquoi certaines personnes ressentent aussi des troubles digestifs lorsque leur psoas est affaibli.

De nombreux nerfs et vaisseaux sanguins destinés au système digestif traversent cette région. Les tissus conjonctifs entourant le psoas communiquent également avec les structures voisines, créant un véritable réseau connecté.

Inversement, le fonctionnement de nos intestins peut également influencer l’état de notre psoas. Un surplus de toxines dans l’intestin peut provoquer sa contraction, engendrant des douleurs dans le dos.

Le psoas est d’ailleurs parfois appelé « muscle poubelle » en raison de sa proximité avec les organes digestifs, les reins et le foie.

Comment revitaliser naturellement le psoas ?

La bonne nouvelle est qu’il existe de nombreuses solutions simples et naturelles pour restaurer sa souplesse et ses fonctions.

Mais attention, c’est la régularité qui fera toute la différence !

  1. Réapprenez à respirer

Le diaphragme et le psoas entretiennent une relation anatomique étroite : une respiration superficielle favorise les tensions profondes.

La respiration diaphragmatique constitue donc l’un des outils les plus efficaces :

  • Allongez-vous confortablement.
  • Posez une main sur votre poitrine et l’autre sur votre ventre.
  • Inspirez lentement par le nez en laissant l’abdomen se gonfler.
  • Expirez doucement par la bouche en relâchant votre ventre.

Quelques minutes quotidiennes suffisent souvent pour diminuer le niveau global de tension.

  1. Pratiquez l’étirement en fente basse

    Placez un genou au sol et l’autre jambe devant vous.

    En gardant le dos droit, avancez légèrement le bassin.

    L’étirement doit être ressenti à l’avant de la hanche de la jambe arrière.

    Maintenez la position entre 30 et 60 secondes sans jamais forcer. Faites de même pour l’autre jambe.

    3. Réveillez les fessiers

Le pont fessier constitue un excellent exercice pour renforcer le psoas.

Allongé sur le dos, pieds au sol, soulevez lentement le bassin en contractant volontairement les fessiers.

Trois séries de quinze répétitions permettent généralement de restaurer progressivement l’équilibre musculaire.

Le psoas, par sa position anatomique unique, ses liens avec la posture, la respiration, la digestion et le système nerveux, représente un véritable carrefour fonctionnel au sein du corps humain.

Ce muscle nous rappelle une évidence trop souvent oubliée : le corps conserve la mémoire de nos habitudes de vie.

Écouter les signaux qu’il nous envoie constitue la première étape vers un mieux-être durable.

Et vous, avez-vous pensé à rééduquer votre psoas en cas de douleurs inexpliquées ?

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