Les allergies ce n'est pas qu'au printemps ! - Nouvelle Page Santé

Les allergies ce n’est pas qu’au printemps !

Homme dans un champs allergique

Les allergies ce n’est pas qu’au printemps !

Chers amis,

Pendant longtemps j’ai souffert de sinusites chroniques sans en connaître la cause.

Les symptômes apparaissaient toujours à la même période, en automne, et mon calvaire se prolongeait tout l’hiver jusqu’au retour des beaux jours.

A force de chercher ce qui pouvait bien provoquer ce problème j’ai fini par trouver.

Je suis tout simplement allergique aux moisissures.

Eh non, les allergies ne sont pas l’apanage du printemps et des pollens !

L’ennemi est dans votre maison

Lorsqu’il commence à faire frisquet, nous passons naturellement beaucoup plus de temps à l’intérieur, bien au chaud.

Le problème c’est que les frimas de l’hiver ne nous incitent pas à ouvrir les fenêtres en grand.

Et nous nous retrouvons donc à respirer des polluants, des poussières, des micro-organismes, qui irritent nos voies respiratoires et finissent parfois par déclencher une allergie.

Ces allergènes peuvent venir :

  • des émanations de produits ménagers ;
  • des polluants volatils émis par les revêtements de sols, les peintures, les meubles ;
  • des poils de nos amis à quatre pattes ;
  • des acariens qui pullulent ;
  • des fumées du bois de chauffage ;
  • ou même des moisissures, que l’on trouve essentiellement dans les pièces humides comme la salle de bain, la cuisine, la cave, ou le garage.

Ces allergies peuvent aussi se manifester par des démangeaisons au niveau des yeux, un écoulement nasal, une congestion des sinus, des éternuements, bref, les mêmes réjouissances qu’au printemps !

Mon premier conseil : aérer tous les jours votre intérieur au minimum dix minutes !

Le problème avec les moisissures

Les moisissures sont des champignons microscopiques. On les repère dans l’habitat sous forme de tâches de couleur brunes ou noires, souvent sur les murs ou sur les joints des carreaux de la salle de bain.

Elles se reproduisent en libérant des spores dans l’atmosphère et c’est l’inhalation de ces spores qui provoque les manifestations allergiques.

L’idéal est donc de les nettoyer dès qu’elles apparaissent avec ce mélange : 100 ml d’alcool, 100 ml de vinaigre blanc et 10 gouttes d’huile essentiel de tea tree.

Quatre principales moisissures atmosphériques sont considérées comme allergisantes :

  • Alternaria : on la trouve aussi bien en extérieur (dans les végétaux en décomposition) qu’en intérieur (dans les habitats humides et mal aérés).
  • Aspergillus : on la retrouve également dans les végétaux en décomposition, dans les lieux de stockage en milieu agricole, mais aussi sur les aliments (fruits, confiture).
  • Cladosporium : en intérieur elle se développe sur les cadres de fenêtres, les peintures, les textiles, les plantes.
  • Penicillium : plutôt présente en extérieur, dans les sols, les débris organiques, les végétaux en décomposition mais aussi dans votre frigidaire au niveau de certains fromages.

Gardez à l’esprit que les moisissures se plaisent aussi sur vos plantes d’intérieur. Si vous souffrez d’allergies pensez à en nettoyer les feuilles de temps en temps avec un peu d’eau et du sopalin ou un chiffon doux.

Les moisissures causent des symptômes de type rhinite, sinusite, conjonctivite, ou asthme. Mais, elles peuvent même déclencher des allergies alimentaires. Les symptômes sont les mêmes (avec parfois aussi des crises d’urticaire) mais ils surviennent rapidement après avoir consommé l’aliment concerné.

Attention enfin à la peau du saucisson ou aux fromages, notamment les « bleus » type roquefort.

Les acariens adorent l’hiver !

Les acariens sont des petites bêtes microscopiques (environ 0,5 mm) appartenant à la famille des arachnides comme les araignées. Ils sont utiles car ils participent à la dégradation des matières organiques.

Ils se nourrissent entre autres de squames, les cellules mortes de la peau. C’est pourquoi on les retrouve en nombre dans notre literie (matelas, draps et oreillers), nos tapis, nos canapés ou nos moquettes. Ils affectionnent aussi les peluches et les doudous des enfants.

Ils se reproduisent extrêmement rapidement lorsque toutes les conditions favorables sont réunies, c’est-à-dire lorsqu’il fait chaud (à partir de 20 degrés) et humide.

C’est pourquoi ils prolifèrent dans les foyers surchauffés durant l’automne et l’hiver. L’été, avec la sécheresse, ils ont tendance à se raréfier.

1 à 2 % de la population mondiale pourrait être sensible aux acariens. Mais ce chiffre monte à 50 % pour les asthmatiques et les personnes souffrant déjà d’autres allergies1.

Ils peuvent être responsables d’asthme, d’eczéma ou de rhinite.

Si vous avez le nez bouché au réveil, que cela s’améliore dans la journée et recommence dès que vous vous couchez, vous y êtes sans doute allergique…

La recette miracle pour se débarrasser des acariens serait le bicarbonate de soude.

Saupoudrez de bicarbonate de soude les endroits où ils pourraient se loger et laissez agir quelques heures avant d’aspirer.

De même, certaines huiles essentielles comme celles d’eucalyptus, de lavande ou de clou de girofle semblent ne pas trop réussir aux acariens. Vous pouvez en diffuser dans les pièces que vous suspectez comme étant infestées.

En plus de ces mesures, un nettoyage fréquent de votre intérieur est nécessaire.
Passez l’aspirateur en insistant sur les tapis, lavez le sol, aérez chaque jour, lavez les draps à 60 degrés et changez régulièrement les filtres de votre humidificateur ou de votre climatisation inversée.
Veillez enfin à vérifier le système de ventilation de votre logement pour lutter contre l’humidité excessive.

Etes-vous allergique au froid ?

J’ai souvent coutume de dire en plaisantant que je suis allergique au froid car je déteste ça.

J’ai découvert il y a peu qu’en réalité cette allergie existe véritablement !

Ce trouble chronique touche deux fois plus souvent les femmes que les hommes, il survient à tous les âges de la vie, mais touche davantage les plus jeunes.

Autre fait intéressant : 50 % des personnes touchées par cette allergie présentent une atopie.

C’est-à-dire une tendance à développer de l’asthme, ou une irritation cutanée lors du contact avec des allergènes généralement inoffensifs.

L’allergie au froid fait apparaître sur les zones exposées des plaques rouges gonflées de type urticaire accompagnées de fortes démangeaisons.
Il existe une forme héréditaire mais dans la grande majorité des cas on ne sait pas l’expliquer.

Pour savoir si vous êtes concerné, il vous suffit de passer un glaçon sur votre bras.

Si une crise d’urticaire se déclenche alors vous faites partie du club.

Dans les cas les plus graves on peut être victime d’une chute de tension artérielle, d’une perte de conscience et développer un choc anaphylactique.

C’est heureusement très rare.

Le traitement proposé est en général la prise d’antihistaminiques qui peut se poursuivre durant plusieurs mois, voire plusieurs années.

Dans certains cas, une désensibilisation est possible, par une exposition progressive et localisée au froid, en milieu hospitalier.

Fabriquez votre déshumidificateur “maison”

Les traitements médicaux classiques pour traiter les allergies reposent sur :

  • Les corticostéroïdes en instillation nasale ou en sprays pour l’inhalation bronchique.
  • Les antihistaminiques, permettant de réduire la réaction allergique.
  • Les brochodilatateurs en sprays, utilisés pour traiter la crise d’asthme.

Mais des solutions naturelles efficaces existent aussi.

Savez-vous qu’il est très facile de fabriquer soi-même un déshumidificateur artisanal ?

Il suffit d’une bouteille en plastique de 1,5 l vide que l’on remplit de gros sel, qui a la capacité d’absorber l’humidité.

  • Avec un cutter, coupez la bouteille d’eau aux deux-tiers ;
  • Retournez la partie en forme d’entonnoir (le haut de la bouteille) et emboîtez-la dans la partie basse de la bouteille. Au préalable vous aurez retiré le bouchon et l’aurez remplacé par un bout de tissu fin maintenu par un élastique pour que l’eau s’écoule au fond de votre bouteille ;
  • Remplissez l’entonnoir aux trois quarts de gros sel.

N’oubliez pas de vider régulièrement l’eau recueillie et de remplacer le gros sel quand il a fondu.

Pour assainir l’atmosphère en plus de la déshumidifier, placez au fond de la bouteille un gros morceau de coton hydrophile sur lequel vous aurez versé quelques gouttes d’huile essentielle de tea tree.

Les huiles essentielles et les compléments qui peuvent vous aider contre les allergies

Certaines huiles essentielles peuvent atténuer vos symptômes si vous êtes victime d’allergies à l’automne ou en hiver (cela marche aussi pour les allergies de printemps).

Mélangez dans un flacon vide de 20 ml :

  • 90 gouttes d’HE de camomille romaine ;
  • 30 gouttes d’HE d’estragon ;
  • complétez avec une huile végétale jusqu’à remplir votre flacon ;
  • agitez bien et appliquez 10 gouttes de cette préparation 3 fois par jour au niveau des avant-bras ou sur le thorax ;
  • vous pouvez aussi respirer régulièrement votre mélange plusieurs fois dans la journée.

Je vous rappelle que les huiles essentielles sont déconseillées aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 6 ans.

Au rayon compléments alimentaires voici ceux qui m’ont aidé pour soulager mon allergie aux moisissures (ils fonctionnent aussi pour les autres allergies) :

  • La gemmothérapie (extraits de bourgeons de plantes) est particulièrement efficace : le Ribes nigrum (cassis) agit de façon générale sur l’inflammation. Comptez entre 5 et 15 gouttes par jour diluées dans de l’eau. La cure dure six semaines et peut être renouvelée après une pause de trois semaines.
Ne pas prendre de bourgeon de cassis en cas d’hypertension. 
  • Les oligoéléments de manganèse, de soufre et de magnésium sont intéressants à raison d’une ampoule le matin en alternant les 3 remèdes. Vous en trouverez en pharmacie. Demandez conseil si vous souffrez de pathologies graves ou si vous suivez un traitement médicamenteux.
  • L’huile complète de périlla bio. Je précise complète car c’est l’acide rosmarinique présent dans l’huile essentielle de périlla qui est à l’origine de son activité antiallergique2,3 . Seule l’huile dite complète en contient (environ 5%).
  • La posologie usuelle est de 4 capsules par jour à répartir avant les repas. Demandez conseil à votre médecin traitant si vous prenez un anti-coagulant ou un anti-agrégant plaquettaire pour cause d’interaction médicamenteuse.
  • L’œuf de caille. Les propriétés anti-allergiques de l’œuf de caille sont complexes mais elles sont très sérieusement étudiées par les scientifiques4 et les résultats sont unanimes : ça fonctionne ! L’un des premiers à avoir découvert le potentiel des œufs de caille pour traiter les allergies est le Dr Truffier à la fin des années 60. Vous trouverez le résumé de ses recherches ici . Une cure dure environ 7 semaines. Le protocole recommandé est le suivant : durant les 2 premiers jours du traitement, avaler 3 œufs (crus), 4 œufs le troisième jour et du 5ème au 49ème jour, prendre 5 œufs. Pour un enfant de 10 ans, on conseille plutôt une quantité de 3 œufs par jour pendant 30 jours. Consommez des œufs de caille frais (moins de dix jours). Vous les prendrez crus et à jeun le matin en évitant de manger pendant environ 2 heures. Ceci permet au métabolisme d’absorber plus facilement les nutriments des œufs. Lavez-les consciencieusement avant de les briser. Les œufs peuvent aussi être mélangés avec un peu de jus de fruits ou de lait.

J’espère que ce message vous aura donné des solutions pour lutter contre vos allergies hivernales.

N’hésitez pas à partager avec notre communauté de lecteurs les autres astuces que vous pourriez avoir.

Profitez bien de l’automne !

Laurent des éditions Nouvelle Page

5 2 votes
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Sources :

Merci de ne poser aucune question d’ordre médical, auxquelles nous ne serions pas habilités à répondre.

En soumettant mon commentaire, je reconnais avoir connaissance du fait que les éditions Nouvelle Page pourront l’utiliser à des fins commerciales et l’accepte expressément.

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Christiane Pogany
Christiane Pogany
20 jours il y a

Merci pour cet article très complet qui m’explique enfin ce que je soupçonnais sur ma rhinite chronique d’automne.

Schied
Schied
19 jours il y a

Bonjour Laurent Tessier je suis hygiéniste naturopathe votre approche de l’allergène est incomplète. il vous manque l’essentiel: la vision de terrain l’allergène n’est pas le responsable direct des symptômes d’allergies. l’allergène en arrivant au contact des systèmes immunitaires des muqueuses ou du système immunitaire humoral est capable de mettre en circulation des déchets qui ne bougeaient pas avant sa survenue il est juste un révélateur de notre toxémie une detox profonde permet de se débarrasser des allergies en ciblant l’état du terrain Les allergologues se mettent le doigt dans l’œil jusqu’à la pinéale en essayant de nous habituer à l’allergène… Lire la suite »

Maflor
Maflor
19 jours il y a
Répondre à  Schied

Cette approche de l’allergène en soi est présentée de façon très large et Laurent propose des solutions au niveau aigu surtout. MERCI! Effectivement, l’état de l’organisme s’avère déficitaire sur d’autres plans, d’autant plus que chaque crise utilise davantage de nutriments et vitamines que d’habitude donc les carences peuvent augmenter au fil du temps. Il y a aussi un 3e niveau à considérer : prendre conscience de ce que « le mal a dit » (=maladie). Pourquoi sommes-nous atteints plutôt des sinus, ou des bronches, ou de la peau, etc? 4e niveau : « l’âme a dit » (la maladie). Qui suis-je tout au fond… Lire la suite »

Valerio
Valerio
18 jours il y a

merciiii
c’est un plaisir de vous lire

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