Au sein de mon foyer familial, il y a une lutte quotidienne qui va peut-être vous amuser…
Je suis de ceux qui se méfient (peut-être exagérément) des ondes.
J’ai milité, et eu gain de cause, pour que l’on se passe de four à micro-ondes, je n’utilise aucun appareil faisant appel au Bluetooth, et à la maison mon accès à internet se fait toujours via un bon vieux port Ethernet (le câble qu’on branche sur l’ordinateur).
Cela a le don d’exaspérer ma compagne et mes enfants qui n’ont de cesse de vouloir mettre en route le Wi-fi, pour des raisons pratiques disent-ils.
C’est une bataille permanente pour moi que de limiter l’envahissement des ondes sous notre toit !
Ma démarche est bien vaine, je le sais, car quels que soient mes efforts, je vis comme nous tous dans un brouillard électromagnétique permanent contre lequel je ne peux presque rien.
Mon combat est perdu d’avance, mais comme je suis un homme de convictions, je mène la bataille avec la détermination d’un Don Quichotte des temps modernes.
De la 1G à la 5G : une évolution technologique fulgurante
En quelques décennies, les technologies sans fil ont profondément transformé nos habitudes :
- La 1G a permis la communication vocale
- La technologie du sans-fil de deuxième génération (2G) a permis l’échange de sons et de textes, et par conséquent l’avènement des SMS
- La 3G nous a ouvert l’accès à Internet
- La 4G a marqué l’explosion des échanges de données
- Et la 5G : l’avènement des objets connectés
Avec la 5G, une nouvelle étape est franchie, et pas des moindres : celle d’un monde entièrement connecté.
Objets du quotidien, transports, infrastructures… tout devient potentiellement communicant.
Cette évolution s’accompagne d’une densification des ondes électromagnétiques. Nous sommes désormais entourés en permanence de multiples sources d’émissions.
Certains parlent d’un véritable « électrosmog », une pollution invisible dont les effets à long terme restent débattus.
Ondes électromagnétiques : quels risques pour la santé ?
Les ondes utilisées par la 5G appartiennent aux radiofréquences, comme celles déjà utilisées par les générations précédentes.
Selon les autorités sanitaires, ces ondes ne présentent pas de danger avéré tant que les seuils réglementaires sont respectés.
L’OMS classe toutefois les champs électromagnétiques comme “cancérogènes possibles”, ce qui entretient les interrogations[1].
Faire le tri parmi les nombreuses informations plus ou moins crédibles n’est pas une mince affaire.
Voici ce sur quoi vous pouvez vous appuyer pour éclairer votre avis sur la question :
Il y a consensus sur le fait que les ondes émises sont finalement peu absorbées par la physiologie humaine. Une grande partie du rayonnement serait réfléchi ou absorbé en surface par la peau.
Cela pousse les scientifiques à examiner le risque potentiel d’atteintes dermatologiques, pour les terminaisons nerveuses et pour la circulation sanguine.
Pour l’instant, le seul effet constaté est un risque d’échauffement, que nous constatons tous lors d’une utilisation prolongée de nos smartphones.
Au-delà de ce que nous disent les experts, certains troubles sont reconnus mais n’ont pas trouvé de validation scientifique qui pourrait directement et de façon certaine incriminer les ondes.
Il s’agit :
- de troubles du sommeil,
- de maux de tête,
- d’une baisse de la fertilité,
- de fatigue,
- de brouillard mental,
- de troubles du rythme cardiaque,
- de perturbations sensitives ou dermatologiques,
- de douleurs diffuses.
En réalité, le consensus scientifique actuel reste prudent : aucun danger sanitaire majeur n’est clairement démontré aux niveaux d’exposition réglementaires.
Je veux bien l’admettre, cependant je pose une question qui me semble pertinente : Si le danger était réel, ferions-nous marche arrière pour autant ?
Nous sommes aujourd’hui bien trop dépendants à tous les niveaux des possibilités que nous offrent les ondes.
Il est désormais tout simplement impossible de nous passer de ces ondes, sous peine de voir notre modèle économique et sociétal s’effondrer.
Alors, les experts sont-ils vraiment libres de nous dire la vérité ?
Un début de réponse : Les industriels minimisent systématiquement l’impact de la 5G, qui ne serait pour eux qu’une version améliorée de la 4G.
De plus, selon France Nature Environnement, la 5G était en effet déjà installée sur les territoires avant même la remise du rapport final de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) publié en mars 2021…
…Rapport portant sur l’exposition de la population aux champs électromagnétiques de la 5G et sur les éventuels effets sanitaires[2].
Vous me direz ce que vous en pensez en commentaire.
Les véritables pièges qui se cachent derrière la multiplication des ondes
Selon moi, il existe des dangers cachés et largement sous-estimés derrière cette course folle à la prouesse technologique.
On évoque volontiers l’impact de tout cela sur la santé, mais il ne faut pas occulter d’autres risques tout aussi dangereux.
- Une exposition croissante mais invisible
Même en l’absence de preuve formelle de danger, certains s’inquiètent d’une exposition continue et croissante.
Comme je le disais, avec la 5G, nous assistons à une explosion des antennes, notamment les “small cells” qui se cachent partout dans le mobilier urbain (accrochées aux lampadaires, aux arrêts de bus, aux panneaux publicitaires, ou aux façades d’immeubles).
En parallèle, et en toute logique, le nombre d’objets connectés explose lui aussi, si bien que nous sommes en permanence et souvent sans le savoir pris dans ce “fog” électromagnétique omniprésent.
Il est désormais impossible d’y échapper sous peine de vivre enfermé dans une cage de Faraday.
Cette exposition de plus en plus intense a-t-elle une limite ?
Jusqu’à quel point notre organisme va-t-il pouvoir s’adapter ?
Et surtout, sommes-nous suffisamment informés concernant l’intensité des ondes qui nous entourent ?
Une météo des ondes pour bientôt ?
Qui sait…
- Une hyperconnexion qui nous rend de plus en plus dépendants
Au-delà du potentiel danger des ondes, le principal bouleversement apporté par la 5G concerne notre mode de vie.
Nous devenons de plus en plus assistés en faisant une confiance aveugle aux objets intelligents, aux assistants numériques, à la domotique, aux applications de nos smartphones…
Avec l’avènement de l’IA, un enjeu majeur se concrétise : la perte progressive d’autonomie humaine.
Demain, un miroir pourra analyser notre état de santé, nos habitudes seront guidées par des algorithmes, nous perdrons peu à peu notre capacité à analyser et à comprendre le sens profond de nos choix.
L’appauvrissement intellectuel nous guette.
Il n’y a qu’à voir ce que l’hyperconnexion provoque déjà chez certains d’entre nous :
- dépendance aux écrans
- baisse de la concentration
- troubles cognitifs
- isolement social
- incapacité à raisonner
- confusion entre virtuel et réalité
- La sécurité de nos données
Les données personnelles sont le nouveau pétrole du XXIe siècle.
Avec la 5G, les objets collectent des données en continu, souvent à notre insu, et les possibilités de stockage et d’utilisation de ces données se multiplient.
Le but de tout cela : une exploitation commerciale massive dont les profits profitent à beaucoup sauf aux fournisseurs de données, c’est à dire nous, les citoyens lambda…
Difficile aujourd’hui de bénéficier d’une véritable vie privée, chaque appareil connecté qui trône chez vous est un mouchard potentiel.
Effrayant !
- Un impact environnemental largement sous-estimé
On fait mine de l’oublier, mais le développement de la 5G implique la fabrication de millions d’appareils compatibles, le renouvellement accéléré des smartphones, l’accumulation exponentielle de déchets difficiles à recycler.
Jusqu’à 75 % de l’impact environnemental du numérique provient de la fabrication d’appareils connectés[3].
Cela comprend l’extraction de métaux rares, la consommation massive d’eau et d’énergie, la pollution engendrée par les déchets électroniques.
Dans un contexte d’urgence climatique, cette évolution interroge profondément.
Finalement, le véritable danger de la 5G n’est peut-être pas aussi invisible que l’on croit.
Il est bien là, sous nos yeux, mais a-t-on vraiment envie de voir ?
Plutôt que de céder à la peur ou de nier les risques, il me semble essentiel d’adopter un usage raisonné des technologies, de rester informé, de ne pas perdre de vue que notre bien le plus précieux est notre libre arbitre.
Car la question n’est pas seulement : « La 5G est-elle dangereuse ? », mais plutôt : « Quel monde voulons-nous construire avec elle ? »
Quel rapport entretenez-vous avec les nouvelles technologies ?
Vous font-elles peur ou avez-vous confiance en l’avenir ?
Dites-le en commentaire !

