Comment s’en sortir face à la pénurie de médicaments ? - Nouvelle Page Santé

Comment s’en sortir face à la pénurie de médicaments ?

Chers amis,

Amoxicilline, cortisone, antifongiques, paracétamol… Nous sommes nombreux à nous retrouver démunis face à la pénurie de médicaments qui sévit actuellement.

L’Agence de sécurité du médicament (ANSM) a recensé près de 5 000 signalements de rupture de stocks en 2023[1]. Du jamais vu depuis dix ans !

Comment en sommes-nous arrivés là et que pouvons-nous faire ?

Je vous donne quelques réponses dans ma lettre du jour.

Un problème gravissime qui ne date pas d’hier

« Toutes les classes de médicaments sont concernées par les ruptures de stock ou les risques de rupture », informe l’ANSM.

Là où la situation devient franchement préoccupante, c’est que les médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) ne sont pas épargnés.

Les médicaments cardiovasculaires, les médicaments du système nerveux, les anti-infectieux, l’insuline et les anticancéreux viennent aussi à manquer[2].

Le cas le plus flagrant est sans doute celui de l’amoxicilline, cet antibiotique essentiel, de loin le plus prescrit aux enfants.

La Ligue contre le cancer alerte depuis longtemps les pouvoirs publics sur ces pénuries qui entraînent une perte de chances de guérison pour les malades[3].

Déjà en 2019, une étude de l’association France Assos Santé dévoilait que « 45 % des personnes confrontées à ces pénuries ont été contraintes de reporter leur traitement, de le modifier, voire d’y renoncer ou de l’arrêter complètement[4]. »

Toutes ces alertes ont elles servi à quelque chose ? Visiblement non. La situation ne cesse d’empirer.

Comment en est-on arrivés là ?

Il y a plusieurs raisons à ce désastre.

La première est que la France ne produit plus les matières premières nécessaires à la fabrication de médicaments.

80 % des molécules sont fabriquées en Inde et en Chine, ce qui nous rend dépendants des importations.

Lors de la pandémie de Covid, par exemple, les fabricants ont limité leurs exportations pour répondre à la demande locale. Ce fut le cas pour le paracétamol notamment.

France Assos Santé donne d’autres pistes pour expliquer ce qui se passe :

  • Les stratégies financières des industriels pour le moins douteuses et peu soucieuses de la santé. Par exemple, il faut savoir que les laboratoires favorisent la vente des médicaments aux pays qui les achètent au prix fort. Ainsi, la Suisse paye 40 % plus cher que la France, et l’Allemagne 30 % !
  • Le désengagement dans la production de certains médicaments, notamment ceux dont les brevets sont libres. Moins chers, donc moins rentables, ils sont moins attractifs pour l’industrie pharmaceutique.
  • Une concentration des sites de production. Les vaccins contre l’hépatite B ont connu des tensions d’approvisionnement de janvier 2017 à mars 2018 en raison d’un incident sur l’unique chaîne de production approvisionnant toute l’Europe.
  • Des mesures pour résoudre le problème insuffisantes ou inefficaces.

Une fois ce constat fait, comment s’y prendre pour ne pas subir cette pénurie de plein fouet ?

Nous tourner vers des traitements naturels de substitution, pardi !

Deux alternatives aux antibiotiques

Malgré les différentes campagnes de pub, nous restons de gros consommateurs d’antibiotiques. Or, certains viennent à manquer dans nos pharmacies.

Eh bien, la pénurie est peut-être l’occasion rêvée de revoir notre façon de nous soigner.

D’autant que la résistance aux antibiotiques devient extrêmement préoccupante.

Dans une étude parue en janvier 2022 dans la revue The Lancet, les scientifiques évoquent 4,95 millions de décès associés à l’antibiorésistance en 2019[5].

Il n’est pas question dans mes propos de vous détourner de la prescription de votre médecin, mais de vous proposer des alternatives en cas de troubles bénins.

Pour tous les maux de l’hiver (angine, rhume, grippe, toux, etc…), deux solutions s’offrent à vous :

L’argent colloïdal

 

L’argent colloïdal est un antibiotique à très large spectre, capable de détruire ou d’inhiber le développement d’une multitude d’agents infectieux[6].

L’argent colloïdal 10 ou 15 PPM est utile contre plusieurs maux, de différentes façons (la voie interne étant interdite, je ne l’évoque pas).

  • En gargarisme : pour les maladies de la bouche et les inflammations (gingivites, aphtes, etc.), idéal aussi en cas de maux de gorge.
  • En gouttes pour les yeux ou le nez, il calmera les états inflammatoires et irritatifs (conjonctivites, rhume) : 1 goutte dans chaque œil ou chaque narine, 3 fois par jour.
  • En application locale : 3 pulvérisations par jour directement sur la peau. À utiliser sur les plaies, par exemple. Laissez sécher naturellement ou posez une compresse imbibée pour améliorer les résultats.
  • En lavements intestinaux (gastro-entérite) ou vaginaux : ajoutez 2 c. à s. d’argent colloïdal dans l’eau du lavement.
  • Nébulisation ou inhalation : pour toutes les infections des voies respiratoires, 10 ml d’argent dans de l’eau, 3 fois par jour, pendant 15 minutes. La nébulisation permet de créer un nuage de vapeur qui rend très efficace l’inhalation. Vous trouverez des nébuliseurs (inhalateurs électriques) dans le commerce pour moins de 50 euros.

L’extrait de pépins de pamplemousse

Il agirait sur environ 800 souches de bactéries et virus !

Par voie orale :

  • Pour les troubles gastro-intestinaux ;
  • Pour les maladies hivernales (rhume, grippe, angines, etc.). L’utilisation d’un spray nasal contenant de l’extrait de pépins de pamplemousse s’est montrée efficace comme traitement complémentaire dans les cas légers à modérés de COVID-19[7] ;
  • Pour les infections urinaires ;
  • Contre les candidoses. L’extrait de pépins de pamplemousse est un excellent antifongique (en application locale, par voie orale ou en gargarisme selon le mal dont vous souffrez).

La posologie usuelle consiste à mélanger 6 à 20 gouttes d’extrait dans un verre d’eau, 2 à 3 fois par jour.

Attention à l’interaction avec un certain nombre de médicaments. La plupart du temps, c’est une augmentation de l’absorption intestinale de certains médicaments qui a été constatée, ce qui provoque un surdosage.

Le plus prudent reste de demander conseil à votre médecin si vous souhaitez prendre de l’extrait de pépins de pamplemousse.

Trois alternatives contre les douleurs

On a parfois du mal à se procurer du doliprane ou certains anti-inflammatoires.

Pléthore de solutions naturelles peuvent les remplacer facilement. En voici quelques-unes :

L’argile

Elle fait des merveilles, que ce soit pour les enfants, les adultes, ou les personnes âgées, des pieds à la tête !

En combinant des vertus anti-inflammatoires, antiseptiques et drainantes, l’argile verte appliquée sur la zone douloureuse sous forme de cataplasme est un remède naturel efficace et peu coûteux.

Il serait dommage de s’en priver lorsqu’il s’agit de soulager les douleurs articulaires, les entorses, les foulures, les tendinites, les courbatures, la fatigue musculaire, ou un mal de dos.

Le gingembre

 

Plusieurs études ont montré que les extraits de gingembre (250 mg, 4 fois par jour) étaient aussi efficaces que les médicaments de type ibuprofène pour soulager les règles douloureuses[8].

Le soulagement des douleurs telles que celles de la polyarthrite rhumatoïde ou de l’arthrose est également mis en avant par les études[9].

La posologie conseillée était de 1 500 à 2 000 mg répartis en 3 prises par jour.

Il est recommandé de ne pas prendre de suppléments à base de gingembre en cas de prise de médicaments anticoagulants.

La scutellaire chinoise (Scutellaria baicalensis)

Les polyphénols contenus dans les racines de la plante auraient une puissante activité anti-inflammatoire agissant plus particulièrement sur les douleurs neuropathiques.

En plus de ses effets calmants sur la douleur, la scutellaire possède des propriétés calmantes, relaxantes et équilibrantes pour le système nerveux.

Prendre 1 g de scutellaire séchée en gélules, en 2 ou 3 prises.

Les femmes enceintes et les enfants de moins de 12 ans éviteront la prise de ce complément par précaution.

Il est également recommandé de ne pas l’associer avec la prise d’antidépresseurs, d’anxiolytiques et/ou de sédatifs.

Et vous, avez-vous des difficultés à trouver certains médicaments ?
Avez-vous trouvé des alternatives ?

Faites entendre votre voix pour faire bouger les lignes.

A bientôt,

Laurent des éditions Nouvelle Page

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Sources :

Merci de ne poser aucune question d’ordre médical, auxquelles nous ne serions pas habilités à répondre.

En soumettant mon commentaire, je reconnais avoir connaissance du fait que les éditions Nouvelle Page pourront l’utiliser à des fins commerciales et l’accepte expressément.

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